Depuis le début du projet Google Car, il y a eu onze accidents de la route impliquant les voitures automatiques de Google. L'entreprise américaine précise toutefois que ces accrochages ont à chaque fois une origine humaine. Le système de bord serait hors de cause.

Les voitures sans conducteur de Google ont été impliquées dans onze accidents de la route depuis le début du projet, démarré il y a plus de cinq ans. C'est ce que révèle la firme de Mountain View, après la publication par l'Associated Press d'un article indiquant que l'entreprise américaine a communiqué aux autorités californiennes un rapport sur trois accrochages survenus depuis septembre 2014.

Les onze accidents de la route sont qualifiés de "mineurs" par Google, du fait de l'absence de blessés et parce que les dégâts qui ont été occasionnés sont relativement "légers". Soucieuse de tempérer les réactions qui pourraient apparaître à l'annonce de ces onze collisions, la société rappelle que ce nombre doit être remis en perspective en prenant en compte d'autres paramètres.

Google dispose d'une flotte de 23 véhicules en circulation depuis six ans. Au total, les voitures ont parcouru plus de 1,7 million de miles (environ 2,7 millions de kilomètres) dont 1 million (environ 1,6 million de kilomètres) en totale autonomie. Et, aspect très important, ces onze accidents ont eu lieu alors que la conduite était opérée par un humain.

Le système automatique n'est pas en cause, d'après Google.

Cette précision n'est pas anodine, car Google a des ambitions commerciales avec ses autos sans conducteur. L'entreprise souhaite vendre au grand public ses premiers modèles d'ici 2020. Démontrer la fiabilité du système de conduite automatique constitue donc un jeu absolument déterminant, alors qu'il y a encore de nombreux obstacles à franchir pour gérer les imprévus.

Même si Google affiche sa confiance dans son dispositif, la sécurité doit primer. L'entreprise a par exemple déposé un brevet en 2013 qui décrit le principe d'un airbag qui s'ouvre à l'extérieur du véhicule, au niveau du pare-choc et du capot, afin de faire tampon en cas de choc avec un piéton.

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