Google a obtenu un brevet décrivant une méthode de lutte contre le cancer. Celle-ci repose sur des nanoparticules chauffées par un bracelet qui émettrait des impulsions de radiofréquence. Le but ? Détruire les cellules dégénérescentes sur lesquelles les nanoparticules se sont fixées.

Voilà une preuve supplémentaire de l'intérêt que porte Google pour le domaine médical. Au début du mois de mars, la firme de Mountain View a fait valider par le bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) une demande de brevet déposée en septembre 2013.

Repéré par BuzzFeed, ce brevet décrit une méthode basée sur des particules destinée à combattre des cellules cancéreuses ou certains agents pathogènes liés à d'autres maladies. Ces particules seraient diffusées dans le sang par un moyen quelconque (inhalation, injection, ingestion…) et seraient capables de se fixer sur des cibles prédéterminées (comme des cellules cancéreuses).

Ensuite, il faudra mobiliser ces particules. Pour cela, l'idée est d'utiliser un dispositif portatif au contact de la peau et non loin d'une veine ou d'une artère (par exemple un bracelet porté au poignet). Selon le brevet, ce dispositif émet de l'énergie, par exemple une impulsion de radiofréquence, pour chauffer les particules par vibration afin de détruire les agents pathogènes sur lesquels elles sont  fixées.

Le brevet obtenu par Google s'inscrit dans les recherches menées par le laboratoire Google X, qui ont fait l'objet d'une communication en octobre dernier. En effet, des travaux sont actuellement menés pour mettre au point une pilule contenant des nanoparticules. Une fois ingérée, celle-ci délivrera son contenu dans l'organisme afin de détecter les premiers signes d'un cancer.

À l'époque, il était question de concevoir un accessoire connecté équipé de capteurs spécifiques pour savoir si des cellules cancéreuses sont présentes dans l'organisme. Ce brevet propose une approche légèrement différente : le bracelet n'est plus un simple capteur passif, mais peut participer activement au traitement du patient. Selon Google, il faudra attendre 2020 pour qu'un premier prototype ne soit élaboré.

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