Spécialisé dans la fourniture d'un accès à internet sans fil pour les objets, la jeune société française Sigfox a réalisé un tour de table historique de 100 millions d'euros, pour conforter sa position de leader mondial. GDF Suez, Air Liquide et Eutelsat entrent également au capital pour devenir partenaires industriels.

Après une levée de fonds de 15 millions d'euros l'an dernier, et l'ambition démontrée par le recrutement d'Anne Lauvergeon en tant que présidente, Sigfox continue à donner des signes d'une excellente santé. La jeune pousse, qui s'est spécialisée dans la connectivité des objets par le déploiement de réseaux sans fil à bas débit, annonce mardi avoir réussi à boucler une levée de fonds de 100 millions d'euros, dont 81 millions d'euros de tour de table initial et 19 millions de réserve en cas de besoin.

"Avec une couverture en France, en Espagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et bientôt aux Etats-Unis, cette levée permettra à SIGFOX d’accélérer son déploiement en Europe, en Asie ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud, avec l’appui d’opérateurs télécom internationaux (Telefónica, SK Telecom et NTT Docomo Ventures), d’un partenaire financier (Elliott Management Corporation), et de partenaires industriels", indique la start-up dans un communiqué.

Fondée en 2010, Sigfox a fait le pari de déployer des réseaux de communication sans fil de longue distance et de basse consommation, pour permettre à des milliards d'objets d'être à terme connectés à Internet. Il est devenu très vite le leader mondial du marché. "La participation d’opérateurs mobile d’envergure mondiale est la preuve indéniable de la forte complémentarité qui existe entre les réseaux haut–débit existants et le réseau bidirectionnel à bas-débit de Sigfox", précise la société, qui imagine leur "potentielle unification à terme". Les premières ébauches de la 5G pour 2020 prévoient en effet une adaptation dynamique des protocoles selon les besoins de chaque application.

GDF Suez, Air Liquide et Eutelsat rejoignent également le capital de Sigfox. Le premier souhaite utiliser les objets connectés pour améliorer la gestion et l'efficacité énergétique et déployer des services en ville. Air Liquide souhaite pour sa part compléter son parc d'objets connectés. Et Eutelsat veut mettre à profit ses satellites pour "accélérer le développement de l'internet des objets" (IoT).

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