Google va prochainement délaisser son protocole réseau expérimental, baptisé SPDY, au profit du futur standard HTTP 2.0, en cours de développement. L'entreprise américaine n'a en effet plus de raison de le garder, dans la mesure où les principaux atouts de SPDY sont intégrés dans HTTP 2.0.

Une page se tourne dans l'histoire de Google. Dans un article de blog publié lundi, la firme de Mountain View annonce la disparition prochaine de SPDY, un protocole réseau expérimental qui avait été dévoilé il y a un peu plus de cinq ans. Désormais, le géant de la recherche concentrera ses efforts sur HTTP 2.0. Les responsables de serveurs sont donc "fortement" invités à suivre le mouvement.

Présenté fin 2009, SPDY avait un objectif simple mais très ambitieux : accélérer la vitesse de chargement des pages web (d'où son nom, qui se prononce "speedy") . Pour y parvenir, cette nouvelle technologie vient épauler le protocole HTTP en multiplexant le transfert de plusieurs fichiers, en organisant les requêtes à traiter en fonction de leur priorité et en compressant les en-têtes.

Au fil des ans, SPDY s'est imposé dans les navigateurs de premier plan. Il est bien sûr apparu sur la solution proposée par Google, à savoir Chrome, ainsi que sur Firefox, Internet Explorer, Safari et Opera.

"Chrome a pris en charge SPDY depuis la version 6, mais puisque la plupart de ses avantages sont présents dans HTTP 2.0, il est temps de lui dire au revoir. Nous avons l'intention de retirer le support de SPDY au début de l'année 2016", explique l'entreprise américaine. Et d'ajouter que "nous prévoyons de déployer progressivement HTTP 2.0 dans Chrome 40 au cours des prochaines semaines".

C'est l'apparition du protocole SPDY qui a incité l'Internet Engineering Task Force (IETF) à engager le chantier de HTTP 2.0. Si SPDY voulait accompagner le protocole HTTP sans le remplacer, le développement de cette deuxième version permet de repartir sur des bases nouvelles. Toujours en développement, le HTTP 2.0 "met l'accent sur l'amélioration des performances", souligne Google.

Mais l'amélioration des capacités n'est pas le seul but qui est poursuivi par HTTP 2.0. Au sein de l'IETF, un groupe de travail baptisé Hypertext Transfer Protocol Bis (httpbis) envisage d'inclure une couche de chiffrement à HTTP 2.0, afin de compliquer les interceptions des agences de renseignement du monde entier, qui ont été exposées à la suite des révélations d'Edward Snowden.

( photo : CC BY-SA Tobias )

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