Malgré des voyants dans le vert, Facebook souffre des contre-performances de WhatsApp. L'application mobile, achetée à prix d'or, est faiblement monétisée. L'action du réseau social a chuté en bourse, d'autant que le site n'a pas souhaité livrer des données sur l'engagement des usagers de WhatsApp, ce qui n'est pas bon signe.

WhatsApp pénalise Facebook en bourse. Le cours de l'action du réseau social a fortement reculé ce mercredi, suite à la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre 2014. Malgré un chiffre d'affaires en hausse et des voyants dans le vert, la contre-performance de l'application mobile a pris le pas sur toutes les autres considérations. L'action s'échange désormais autour de 75 dollars, contre 80 la veille.

Acheté en début d'année pour un montant total de 22 milliards de dollars, le logiciel WhatsApp est devenu la plus grosse acquisition de l'histoire du réseau social, très loin devant l'achat d'Oculus VR (2 milliards) et d'Instagram (1 milliard). Mais la plateforme ne parvient pas à monétiser son service. Elle n'a récolté que 15 millions de dollars au cours du premier semestre 2014.

WhatsApp est pourtant massivement utilisé dans le monde. Cet été Jan Koum, l'un des deux cofondateurs de l'entreprise, a fait savoir que sa messagerie instantanée était désormais employée chaque mois par 600 millions d'usagers "actifs". La plateforme a ainsi gagné 100 millions d'utilisateurs supplémentaires en l'espace de quatre mois et a fait d'eux des habitués du service.

Cette situation va-t-elle conduire Facebook à accélérer ses projets de monétisation sur WhatsApp, qui ne comporte pas de publicité à l'heure actuelle ? Cela reste à voir. Car même si WhatsApp affecte les performances du réseau social, ce dernier a quand même neutralisé un futur concurrent et mis la main sur une base de données d'une grande valeur.

Mais encore faut-il que les usagers restent dans la durée. Or, ces derniers sont surtout des jeunes qui peuvent migrer d'un service à l'autre au gré des tendances et des modes. Les applications comme Snapchat rencontrent actuellement beaucoup de succès, de sorte que les jeunes passent de plus en plus de temps sur ces nouveaux espaces que sur WhatsApp… ou Facebook.

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