Si LimeWire n'est plus en fonctionnement depuis trois ans, le logiciel de P2P constitue encore une cible pour certains ayants droit. C'est le cas des principaux studios de cinéma américains, qui ont engagé des poursuites l'an dernier... avant finalement de les abandonner ces jours-ci.

LimeWire ne paiera finalement rien à Hollywood, qui le poursuivait pour le piratage réalisé par ses utilisateurs. Condamné en mai 2010, l'éditeur du logiciel de P2P, Lime Group, a constaté que les principaux studios de cinéma américains (20th Century Fox, Viacom, Disney, Paramount, Warner Bros…) ont renoncé aux dommages et intérêts invraisemblables qu'ils réclamaient : plus de 200 millions de dollars pour 2000 films.

Avec la condamnation de LimeWire, plusieurs ayants droit ont cherché à obtenir des dommages et intérêts pour contrebalancer les effets néfastes que les industries du divertissement prêtent au partage en P2P. En mai 2011, un accord avec la RIAA a été conclu pour un dédommagement à hauteur de 105 millions de dollars. L'alliance de plusieurs labels indépendants, Merlin BV, réclamait de son côté 5 millions de dollars.

Si les raisons profondes de l'arrêt des poursuites ne sont pas indiquées explicitement, il est très probable que l'incapacité pour Lime Group de satisfaire les demandes de dommages et intérêts  et l'arrêt depuis 2010 des activités de LimeWire comme plateforme de téléchargement ont joué. Sans doute que les studios préfèrent aussi se concentrer sur les acteurs actifs, qui représentent pour eux une menace immédiate.

Cela étant, d'autres s'engouffrent encore dans la brèche. Si la plainte des studios date de 2012, celle du label indépendant Microhits est encore plus récente. Son action en justice, engagée au début du mois et signalée par Torrentfreak, vise aussi à obtenir de LimeWire plusieurs millions de dollars de dommages et intérêts.

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