Après avoir affronté les quatre grandes majors en justice, représentées par la RIAA, LimeWire est désormais confronté au courroux des labels de musique indépendants. Ces derniers accusent l'éditeur du logiciel de P2P d'avoir rompu un accord devant aboutir à leurs dédommagements.

Les déboires judiciaires de LimeWire sont loin d’être terminés. Deux mois après avoir trouvé un accord financier avec la RIAA, le lobby américain chargé de défendre les intérêts de l’industrie du disque, l’éditeur du célèbre logiciel de peer-to-peer est confronté à une nouvelle plainte. Cette fois, l’attaque provient de Merlin BV, un groupement de labels indépendants.

Merlin BV affirme qu’un accord a été conclu avec LimeWire, à l’image de celui qui a été trouvé avec la Recording Industry Association of America en mai dernier, afin de dédommager les maisons de disques indépendantes, qui s’estiment aussi victimes du piratage. Or, Merlin BV n’aurait pas reçu à ce jour le moindre centime de la part de LimeWire, rapporte Torrentfreak.

Estimant que l’accord n’a pas été respecté, Merlin BV a entamé une action en justice le 13 juillet dernier. Dans sa plainte, le groupement d’indépendants indique avoir choisi de ne pas poursuivre LimeWire en 2008, laissant la RIAA aller seule en justice. En échange, LimeWire aurait assuré qu’en cas d’accord avec la RIAA, Merlin BV allait obtenir un dédommagement comparable, ajusté à sa part de marché.

C’est ce qui s’est produit en mai. LimeWire a accepté de verser la somme de 105 millions de dollars (environ 74,5 millions d’euros) à la RIAA, à titre de dommages et intérêts et en échange de l’arrêt de la procédure judiciaire. De son côté, Merlin BV réclame pas moins de 5 millions de dollars à l’éditeur du logiciel de P2P.

Sur son site web, Merlin BV affirme regrouper des labels indépendants provenant de 25 pays différents. Selon l’organisation, la musique indépendante représente globalement 30 % des ventes de musique dans le monde.

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