Mardi, le juge Kimba Wood a ordonné au logiciel P2P LimeWire de cesser ses activités. Cette injonction fait suite à un précédent jugement qui faisait porter la responsabilité des agissements des utilisateurs sur l'éditeur.

Nouveau coup dur pour LimeWire dans l’interminable procès qui l’oppose à la RIAA depuis maintenant plus de quatre ans. Hier, le juge new-yorkais Kimba Wood a donné raison à la Recording Industry Association of America en ordonnant à Lime Company, l’éditeur de LimeWire, de mettre un terme à ses activités et de cesser la distribution du logiciel peer-to-peer.

« À partir d’aujourd’hui (hier, ndlr), nous avons l’obligation d’arrêter la distribution et le support du service de partage de fichiers P2P LimeWire suite à une injonction (.pdf) du tribunal » a expliqué la société dans un communiqué publié sur le site officiel. « Naturellement, nous sommes déçus de la tournure des évènements » a poursuivi Lime Company, estimant avoir « travaillé dur pour combler le fossé qui a séparé la technologie et les ayants droit« .

Quelques mois plus tôt, la justice avait rendu une autre décision défavorable aux activités de LimeWire. En mai, un jugement en référé avait statué que la société était responsable des infractions à la propriété intellectuelle qui ont lieu lorsque des utilisateurs du logiciel téléchargent et partagent des contenus protégés. La RIAA avait alors salué la décision, la décrivant comme une « victoire extraordinaire pour la communauté créative tout entière« .

En juin, la RIAA avait adressé un courrier au juge Kimba Wood pour lui indiquer le montant des dommages et intérêts que l’organisation comptait bien obtenir. Selon la Recording Industry Association of America, la somme finale pourrait flirter avec le milliard de dollars. Une somme que ne pourra évidemment jamais payer Lime Company.

L’arrêt des activités de LimeWire ne devrait néanmoins avoir aucun effet notable sur le peer-to-peer, malgré une forte présence du logiciel sur les ordinateurs du monde entier. D’une part, parce que plusieurs versions alternatives ont émergé ces dernières années, à l’image de FrostWire, et d’autre part parce que d’autres solutions existent, du BitTorrent à Emule en passant par les services d’hébergement (RapidShare, MegaUpload…).

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