Après trois ans d'enquête, la Commission européenne n'en a toujours pas fini avec Google, accusé par la concurrence d'abus de position dominante. Certaines voix s'élèvent d'ailleurs, dénonçant l'attitude de l'entreprise américaine, qui chercherait à entraver la résolution de cette affaire.

À la fin du mois, l'enquête de la Commission européenne sur les possibles abus de Google dans la recherche en ligne fêtera ses trois ans. Et alors que la date anniversaire se rapproche, la perspective d'une résolution de l'affaire demeure toujours aussi floue. Et chez les concurrents, le ton monte : ceux s'estimant lésés par la firme de Mountain View accusent désormais cette dernière de tout faire pour entraver le processus.

"Si une résolution rapide et efficace importe vraiment à Google, alors pourquoi ne pas publier sa proposition révisée […] afin que chacun puisse la commenter ?", s'est interrogé David Wood, le responsable juridique de l'initiative ICOMP qui est notamment financé par Microsoft, lequel édite aussi un moteur de recherche : Bing. Pour David Wood, il est "indéniable" que Google cherche à ralentir la résolution de l'enquête.

Jusqu'à récemment, la Commission européenne espérait arracher un accord après l'été. Force est de constater aujourd'hui que le calendrier est une fois encore chamboulé. Un éventuel arrangement ne devrait pas voir le jour avant le deuxième trimestre 2014, avance le Guardian. Et cela, alors même que le commissaire en charge de la concurrence voyait dans les propositions de Google des "améliorations significatives".

De son côté, le Financial Times a mis la main sur des montages montrant à quoi ressemblent certaines des propositions de Google. Ces clichés montrent le résultat d'une recherche lorsque celle-ci concerne des produits ou des services. On constate ainsi la présence d'un encart situé juste au-dessus des premiers résultats de la recherche, mais en dessous des publicités de Google et de ses propositions sur Shopping.

Google, qui gère plus de 90 % de la recherche web dans les principaux pays européens, est sous la menace d'une amende dont le montant pourrait atteindre 10 % de son chiffre d'affaires annuel, si les abus de position dominante dénoncés par la concurrence sont avérés.

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