Les applications dédiées aux lunettes Google Glass ne devraient pas être mélangées aux autres programmes présents sur Google Play. À en croire la firme de Mountain View, celles-ci seront proposées à part, au regard des caractéristiques techniques et des fonctionnalités particulières de l'appareil.

À dispositif particulier, mesures particulières. Contrairement aux autres appareils vendus par Google, les lunettes Glass délivrent une expérience de réalité augmentée. Consciente de cette particularité et face aux dimensions spécifiques de l'écran, l'entreprise fondée par Larry Page et Sergueï Brin ne devrait pas autoriser les usagers de ce matériel à accéder aux ressources de Google Play.

Plus exactement, les lunettes Google Glass auront droit à la place à une boutique en ligne dédiée (ou peut-être une rubrique spéciale sera-t-elle ajoutée directement sur la plateforme). C'est ce qui ressort d'un long papier du New York Times, dans lequel il est écrit "qu'une boutique d'applications arrivera l'an prochain, lorsque les lunettes Glass seront disponibles au grand public". Ce qui conforte l'idée d'une sortie en 2014.

En l'état actuel des choses, il apparaît que le téléchargement et l'installation de logiciels depuis Google Play ne seront pas permis. Signe supplémentaire du caractère unique des lunettes Google Glass, les développeurs qui souhaitent travailler sur ce dispositif doivent respecter des règles bien précises. Sont pour l'instant proscrits les programmes de reconnaissance faciale ou délivrant des contenus pour adultes ou illicites.

Qu'il s'agisse d'une plateforme à part ou d'un onglet, Google déploiera certainement un processus de validation spécifique pour vérifier la conformité de chaque application avec les caractéristiques techniques et les fonctionnalités propres des lunettes. Lors du festival SXSW, une démonstration impliquant les applications du New York Times, d'Evernote, de Path et de Skitch avait eu lieu.

Si les lunettes Google Glass offrent de nouvelles perspectives, elles sont aussi porteuses de défis à relever vis-à-vis desquels l'entreprise américaine est attendue au tournant (et sur lesquels elle ne communique évidemment pas). Outre certaines restrictions qui peuvent être légitimement contestées, comme l'interdiction des jeux d'argent ou des applications pornographiques, d'autres sujets sont en suspend.

C'est le cas de la vie privée, de la sécurité routière et de la propriété intellectuelle, trois thèmes qui risquent de s'entendre difficilement avec les ambitions de Glass.

( photos : CC BY-SA Tedeytan ; CC  BY-NC CyberHades )

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés