Les lunettes Google Glass devront disposer d'un écosystème applicatif très familial. La firme de Mountain View a établi de nouvelles règles ce week-end qui interdisent le développement de certaines applications. Si certains interdits ne perturberont personne, d'autres en revanche sont beaucoup plus discutables.

En vigueur depuis le 1er juin, les nouvelles consignes destinées aux développeurs souhaitant créer des applications pour les lunettes Google Glass ne se contentent pas d'interdire la reconnaissance faciale. Elles rejettent également les contenus pornographiques. La société MiKanDi, qui s'était vantée d'avoir sorti la première application pour les lunettes Google Glass, en a fait les frais.

Le logiciel, baptisé "Tits and Glass" (seins et lunettes), n'est plus autorisé. "Nous avons appris que Google a changé sa politique au cours du week-end pour bannir notre application pornographique destinée aux lunettes Google Glass", a réagi l'entreprise. "Le site web reste fonctionnel, mais nous sommes en train de procéder à des modifications au niveau de l'application afin de respecter la nouvelle politique de Google".

En réalité, Google ne se limite pas aux seuls contenus pornographiques. La violence, le harcèlement, les discours de haine, l'usurpation d'identité, les mauvais comportements, la diffusion d'informations personnelles ou confidentielles, la violation de la propriété intellectuelle, les activités illicites, les jeux d'argent, la promotion de produits dangereux sont désormais ciblés par des règles spécifiques.

Si l'arrivée de certaines règles ne posera aucun problème, certaines restrictions édictées récemment peuvent en revanche être discutées. Est-ce à Google de dire à l'usager ce qu'il a le droit de voir ou non ? Car tout n'est pas illicite dans la liste évoquée ci-dessus. Les contenus pornographiques et les jeux d'argent sont par exemple autorisés dans certaines conditions.

Indirectement, c'est la question de l'aseptisation du net qui se pose. D'aucuns font en effet remarquer que les géants du net, comme Facebook et Apple, se sont illustrés à plusieurs reprises par le passé en déployant de grands efforts pour retirer de leur espace le moindre contenu s'écartant de leurs règles, parfois très strictes. Google est visiblement sur une trajectoire similaire.

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