Le blocage des sites accusés de favoriser le piratage s'étend. Au Royaume-Uni, l'industrie du divertissement est parvenue à obtenir de la justice le blocage de deux nouveaux sites de liens BitTorrent. L'exécution de cette décision doit survenir cette semaine.

Au Royaume-Uni, la lutte contre le téléchargement illicite s'appuie fortement sur le blocage des sites web accusés d'enfreindre le droit d'auteur. Il suffit, pour s'en convaincre, de passer en revue quelques-uns d'entre eux. The Pirate Bay, Kat.ph, Fenopy, H33t, Movie2K ou encore Download4All : tous sont inaccessibles depuis les principaux fournisseurs d'accès du pays.

Bien entendu, cette liste n'est pas exhaustive. Par ailleurs, le système judiciaire britannique fait preuve d'une certaine constance en la matière, puisqu'il prononce régulièrement des sanctions obligeant les opérateurs à mettre en œuvre des mesures techniques empêchant leurs abonnés de se connecter aux plateformes accusées de violer la propriété intellectuelle.

Derniers exemples en date : EZTV et YIFY-Torrents. Torrentfreak signale que ces deux sites de liens BitTorrent sont les prochains sur la liste, suite à une action en justice remportée par la Motion Picture Association (MPA) et la Federation Against Copyright Theft (FACT). Selon nos confrères, les deux organisations ont d'abord essayé de négocier la reddition des deux sites. Sans succès.

Au regard des jugements précédents, le blocage de EZTV et YIFY-Torrents devrait être actif chez six fournisseurs d'accès à Internet : British Telecom, Sky, Virgin Media, O2, Everything Everywhere et TalkTalk. Ces six opérateurs représentent en effet l'essentiel du marché. L'efficacité du blocage reste toutefois sujet à débat, dans la mesure où les internautes s'adaptent la plupart du temps en migrant vers de nouveaux services.

Après EZTV et YIFY-Torrents, quelles seront les prochaines cibles des ayants droit britanniques ? Selon un document de la BPI, une dizaine de sites de liens BitTorrent (dont IsoHunt, TorrentReactor, BitSnoop et Torrentz), quatre hébergeurs spécialisés (dont Filestube) et une douzaine de plateformes de streaming et de MP3 (dont Grooveshark) sont actuellement dans le viseur.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés