Le Fonds stratégique d'Investissement, détenu par la Caisse des Dépôts et par l'Etat, a décidé d'investir 7,5 millions d'euros dans Dailymotion. Ce qui lui permet de siéger au Conseil d'administration du site de partage de vidéos français.

Objet de nombreuses rumeurs, l'avenir de Dailymotion est aujourd'hui incertain. Sous le contrôle exclusif d'Orange depuis janvier, l'opérateur ayant acquis la totalité de son capital, la plateforme française attise les convoitises. Le site est en effet le principal rival de YouTube dans le visionnage de vidéos en ligne, même si l'écart avec la filiale de Google est considérable.

Alors que les ambitions de certaines entreprises étrangères se manifestent plus clairement, à l'image de Yahoo qui souhaiterait dans un premier temps prendre le contrôle de Dailymotion à hauteur de 75 %, Orange a tenu à mettre les points sur les i lors d'un entretien accordé au Figaro. L'opérateur cherche un partenaire pour développer les activités du service et non pas céder la totalité de sa participation.

"Je n'ai aucunement l'intention de céder Dailymotion. Je suis très heureux de cet investissement, que j'ai porté personnellement à un moment où les actionnaires de Dailymotion, dont le Fonds Stratégique d'Investissement, souhaitaient se désengager", a déclaré Stéphane Richard. Le FSI, détenu par la Caisse des dépôts et l'État, avait investi 7,5 millions d'euros dans le site en 2009.

"Nous resterons un actionnaire influent de Dailymotion et nous serons attentifs aux retombées pour Orange, et pour la France, d'une éventuelle alliance", a-t-il continué. En filigrane, le PDG de l'opérateur prévient que la part d'Orange dans le capital ne devrait pas descendre sous un certain seuil. Les projets de Yahoo envisageant une participation à hauteur de 75 % devront attendre.

La mise au point étant faite, Orange réitère son offre de constituer un partenariat industriel avec un autre acteur afin de développer les activités de Dailymotion à l'étranger et notamment outre-Atlantique. "Mais ce qu'il faut aujourd'hui, c'est donner à Dailymotion les moyens d'accélérer son développement en particulier aux États-Unis pour venir concurrencer YouTube".

"Ce n'est pas une question d'argent, mais bien de partenariat industriel. En plein accord avec le management de Dailymotion, nous recherchons ce partenaire", a conclu le chef d'entreprise.

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