La banque européenne d'investissement a accordé un prêt à Free de 200 millions d'euros pour soutenir les efforts de l'opérateur en matière de fibre optique. Ce prêt vise d'une part à financer l'installation de la FTTH sur le territoire mais aussi à développer le réseau ADSL2+ et poursuivre le dégroupage.

Deuxième fournisseur d'accès à Internet en France, Free a investi (.pdf) plus de 462 millions d'euros ces trois dernières années pour déployer la fibre optique dans l'Hexagone. Mais l'attrait pour la fibre jusqu’au domicile de l’abonné (FTTH) est loin d'être aussi fort que l'opérateur l'espérait : le nombre d'abonnés au très haut débit reste marginal en comparaison de ses 5 millions (.pdf) de clients dans le haut débit.

La très faible progression du nombre d'abonnés au FTTH, 220 000 au compteur général de l'Arcep, a finalement poussé l'entreprise à réduire ses engagements ce printemps. Selon ZDNet, Free a laissé tomber le déploiement de la fibre optique dans certains immeubles dont le raccordement était pourtant planifié et a réduit fortement ses prévisions de déploiements verticaux.

Mais c'était sans compter la signature d'un investissement (.pdf) de 200 millions d'euros avec la banque européenne d'investissement (BEI) pour maintenir l'installation de la fibre optique en France et accélérer encore le dégroupage des lignes. Il s'agit du deuxième emprunt réalisé par l'opérateur, le premier ayant eu lieu en 2010 et ayant porté sur une somme de 150 millions d'euros.

Selon le communiqué, "65 % du montant  sera alloué à la mise en place de réseaux de fibre optique reposant sur la technologie d’accès FTTH point à point. Ce financement permettra aussi au Groupe Iliad d’étendre la portée et la capacité de son réseau ADSL2+ et d’intensifier le dégroupage". Cela représente donc 130 millions d'euros pour la fibre et 70 millions d'euros pour l'ADSL2+ et le dégroupage.

Free ajoute en outre qu'une "attention particulière sera portée aux régions les moins densément peuplées pour lesquelles un accord de cofinancement a été signé en juillet 2011 avec l’opérateur historique afin de couvrir une soixantaine d’agglomérations". Au total, 1300 communes (soit 5 millions de logements) sont concernées par l'accord.

Pour la BEI, il est essentiel que le Vieux Continent se dote de la fibre optique. Son déploiement en Europe "est l'une des grandes priorités de la stratégie numérique européenne, l’objectif étant de soutenir une croissance s’appuyant sur l’innovation numérique".

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