Candidate aux élections législatives, l'ancienne ministre Nadine Morano estime qu'il faudrait interdire l'anonymat sur Twitter.

L’ancienne ministre Nadine Morano, qui se présente aux élections législatives dans la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle, a avancé lundi un élément de son programme pour Internet. « Sur Twitter il y a beaucoup de lâches qui insultent cachés derrière leur anonymat, ce qui me conforte dans l’idée qu’il faudrait l’interdire« , a-t-elle lâché sur le réseau social.

Ce n’est pas la première fois que la très sarkozyste Nadine Morano s’en prend ainsi à l’anonymat, qu’elle avait qualifié à Noël dernier de « superficiel et pas courageux« .

« J’aime bien quand les twittos mettent leur photo c’est sympa ! On voit à qui on s’adresse. L’anonymat c’est superficiel et pas courageux. C’est comme usurper l’identité de quelqu’un sur les réseau sociaux. C’est inacceptable et tant pis si je vous choque !« , avait-t-elle écrit le 25 décembre, à une date où François Fillon n’avait pas encore officiellement admis qu’il était le courageux anonyme dissimulé derrière le compte @fdebauce.

Rappelons à Nadine Morano que pour beaucoup d’internautes, l’anonymat n’est pas une lâcheté mais une liberté. C’est la garantie de pouvoir s’exprimer sur son employeur, sa maladie, sa mairie, son voisinage, ses difficultés sociales… sans avoir à craindre les représailles, la moquerie ou l’opprobre dans « la vie réelle ». Les insultes ne sont qu’un dommage collatéral de ce qui devrait être défendu corps et âme au nom des libertés.

D’autant que ceux qui insultent ne sont pas immunisés judiciairement. Il reste la possibilité de les poursuivre en diffamation, d’en faire identifier les auteurs et de les faire condamner en justice. C’est d’ailleurs ce qu’avait rappelé le gouvernement auquel faisait partie Nadine Morano, lorsqu’il avait répondu à l’UMP Jean-Louis Masson qui voulait interdire l’anonymat sur les blogs.

« Interdire les insultes ? Mais que deviendriez-vous ?« , a pour sa part résumé Fiberguy en réponse à Nadine Morano.

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