Aux États-Unis, une plainte a été déposée contre dix-huit entreprises proposant des applications mobiles. Les plaignant les accusent d'avoir conçu des programmes qui copient sans autorisation les informations présentes dans les carnet d'adresses des utilisateurs.

Sans les applications mobiles, les smartphones auraient-ils rencontré un pareil succès ? Nombre d’utilisateurs les trouveraient peut-être beaucoup moins attractifs. Il faut dire qu’elles répondent à de multiples besoins. Les mobinautes peuvent consulter l’actualité, se connecter à leur réseau social favori, se divertir, regarder la télévision ou encore effectuer des recherches sur le net.

Certaines de ces applications se montrent toutefois un peu trop curieuses. Plusieurs Américains accusent en effet des logiciels comme le célèbre jeu Angry Birds ou le réseau social professionnel LinkedIn de fouiller dans les téléphones des usagers afin de récupérer les informations contenues dans le carnet d’adresses. Les treize plaignants demandent donc un changement de pratique immédiat ainsi que des dommages et intérêts.

Selon leur avocat, cité par Les Échos, ces sociétés « ont, sans permission, exploité les téléphones des utilisateurs de leurs applications pour obtenir des données sur leurs données« . Dix-huit entreprises sont concernées, dont Rovio (l’éditeur d’Angry Brids) et Electronic Arts, mais aussi Facebook, Twitter, Path, Yelp, Foursquare, Instagram.

Apple est également cité, dans la mesure où l’entreprise procède à la vérification a priori des applications, tout comme Google (Android). Pour le moment, les sociétés citées dans la plainte n’ont souhaité pour la plupart ne pas faire le moindre commentaire. Un porte-parole de LinkedIn interrogé par CNET a toutefois marqué sa surprise, assurant que « nos applications mobiles ne font pas ce qui est allégué dans la plainte« .

Le contrôle du carnet d’adresses est devenu stratégique pour de nombreuses sociétés
?uvrant dans le domaine du réseautage social ou proposant des fonctionnalités communautaires. Cela leur permet de croiser des données et fournir ainsi des services plus pertinents à leurs clients. L’utilisateur pourra par exemple se faire conseiller d’autres personnes qu’il pourrait connaître.

Des controverses ont ainsi éclaté depuis le début de l’année avec les applications mobiles de Path et Twitter. Les deux sociétés sont sous le feu des critiques pour avoir rapatrié sur leurs serveurs les carnets d’adresses des membres utilisant la fonctionnalité de recherche de contacts. De plus, la durée de conservation des informations est également vilipendée, Twitter les stockant pendant 18 mois.

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