Le début de carrière d'Android sur les tablettes tactiles est médiocre. C'est ce qu'a avoué à demi-mots Andy Rubin, en charge chez Google du développement du système d'exploitation. Six millions de tablettes propulsées avec l'O.S. ont été vendues jusqu'à présent. Google ne désespère néanmoins pas et espère réitérer le succès qu'Android connait sur le marché des smartphones.

Le démarrage est difficile pour les tablettes tactiles propulsées par Android. Lors de la conférence AsiaD qui s’est déroulée du 19 au 21 octobre à Hong Kong, le vice-président de l’ingénierie chez Google en charge de la supervision d’Android, Andy Rubin, a admis que le début de carrière de la plate-forme sur les tablettes numériques n’est pas aussi bon qu’espéré.

Interrogé sur les raisons de l’échec des tablettes Android, Andy Rubin a cherché à se montrer plus nuancé. « Je ne dirais pas qu’il s’agit d’un échec cuisant » a-t-il commenté. Selon les chiffres fournis par Google, il y a un peu plus de six millions de tablettes Android qui sont aujourd’hui en circulation. Pour l’ingénieur, c’est un bon début même si « ce n’est pas 30 millions« . Cet objectif sera pour plus tard, a-t-il ajouté.

La question de Walt Mossberg, assez directe, demande toutefois à être nuancée. L’incursion de Google dans le monde des tablettes est assez récente en comparaison d’autres entreprises et Android doit encore prendre ses marques avant de conquérir des parts de marché. Des améliorations au niveau de l’expérience utilisateur arriveront progressivement, ainsi que des nouvelles fonctionnalités, à l’image de ce qui a été fait du côté des smartphones.

Il faut également signaler le problème de la fragmentation, puisque toutes les tablettes sous Android ne fonctionnent pas avec la troisième version du système d’exploitation. Or, Android 3.0 (Honeycomb) a justement été spécialement pensé pour fonctionner sur des appareils dotés de grands écrans tactiles. Dévoilé fin décembre 2010, il est aujourd’hui privilégié par les constructeurs.

Auparavant, les tablettes s’appuyaient sur des versions qui n’ont pas offert une expérience optimale aux utilisateurs. En septembre 2010, Google avait d’ailleurs mis en garde les constructeurs, rappelant que la version 2.2 d’Android (Froyo) n’avait pas été conçue pour fonctionner sur une tablette. Une mise en garde pas vraiment suivie, les constructeurs étant obnubilés par leur désir de refaire leur retard face à l’iPad.

Évidemment, la comparaison avec Apple n’est pas flatteuse pour Google. Avec 6 millions de tablettes vendues, Android est encore loin d’être au niveau d’Apple et de sa tablette tactile. À ce jour, l’iPad domine très nettement le secteur avec pas moins de 40 millions d’appareils écoulés. Cependant, la firme de Cupertino a une longueur d’avance importante, le premier modèle étant sorti en avril 2010.

Une chose est sûre, Google ne va pas abandonner en chemin. Si l’on se réfère à la trajectoire d’Android dans le secteur des smartphones, on comprend pourquoi Google reste déterminé à propager son O.S. D’autant que ce dernier constitue une source de financement non négligeable, puisque plus de 2,5 milliards de dollars de revenus ont été générés grâce à Android. Google a donc tout intérêt à persévérer.

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