Alors que les fabricants de smartphones se battent sur les fonctionnalités et le design, deux constructeurs chinois ont fait le pari de proposer des terminaux de bonne facture mais à bas coût. Ils répondent ainsi à une demande toujours plus forte du marché et risquent de faire mal à des acteurs comme RIM ou Nokia qui peinent à s'en sortir dans ce secteur.

A l’heure où Apple et Samsung présentent de nouveaux smartphones souvent vendus très chers, certains constructeurs saisissent l’opportunité de répondre à une attente croissante de terminaux complets, de bonne facture, mais à moindre coûts.

Si les opérateurs subventionnent certains appareils, il est fréquent que les prix soient encore élevés et les clients de plus en plus réticents à l’idée de s’engager pour 12 ou 24 mois avec leur opérateur. Le futur Free Mobile et les forfaits « low cost » que sont Sosh, Red et B&You ont d’ailleurs intégré cette donnée à leurs offres en proposant l’engagement comme une option.

Deux constructeurs chinois tirent leur épingle du jeu sur ce terrain. Loin des clichés sur la contrefaçon de modèles existants, ZTE et Huawei proposent en effet des appareils milieu et haut de gamme souvent équipés d’Android et qui peuvent rivaliser avec les populaires Samsung ou HTC. Preuve en est, le Blade de ZTE devrait dépasser les 5 millions d’exemplaires vendus d’ici à la fin de l’année alors que Samsung annonce avoir écoulé 10 millions de Galaxy S II.

Aidé par la taille gigantesque du marché chinois et par l’explosion de la demande concernant les smartphones, ZTE est devenu le cinquième constructeur mondial, dépassant RIM (BlackBerry), HTC et Motorola, selon Strategy Analytics. Huawei, neuvième, est passé devant Sony Ericsson. Si ces chiffres ne concernent pas seulement les smartphones, ZTE a tout de même enregistré une hausse de 400 % des ventes de ses smartphones et tablettes tactiles.

Les deux constructeurs ne cachent pas leur ambition d’aller plus loin. ZTE souhaite contrôler 5 à 10 % du marché européen d’ici un an. Huawei, lui, veut devenir l’un des trois premiers fabricants de mobiles sous Android d’ici trois ans. L’impact de ces activités dans le chiffre d’affaire des deux compagnies est important puisqu’elles en représentent 30 % pour ZTE et 17 % chez Huawei, comme le souligne La Tribune.

Cela se fera probablement au détriment de constructeurs déjà présents sur ce marché. Il est probable que RIM subisse le contrecoup des nombreux problèmes rencontrés par les BlackBerry ces dernières semaines et de son échec sur le marché des tablettes. De même, Nokia est en perte de vitesse et peine à réagir malgré un partenariat scellé avec Microsoft pour installer Windows Phone sur ses terminaux. Apple, de son côté, bat tous les records de vente malgré un iPhone 4S dont la présentation avait déçu.

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