Hadopi : TMG se dit prêt pour le streaming et le téléchargement direct
Julien L. -
publié le Vendredi 30 Septembre 2011 à 17h44 -
posté dans Peer-to-Peer
![]() Après le peer-to-peer, TMG va-t-il s'attaquer au streaming et au téléchargement direct ? La société nantaise mandatée par les ayants droit se dit en tout cas prête à remplir de nouvelles missions. Reste à savoir comment cette surveillance va se mettre en place. Va-t-il falloir placer des sondes directement chez les FAI ?
TMG se dit prêt pour le streaming et le DDL Dans un entretien accordé à la lettre professionnelle Édition Multimédi@, les responsables de TMG se disent prêts à intervenir sur le streaming des contenus et le téléchargement direct. "Les ayants droit souhaitent garantir leurs droits légitimes quel que soit le canal de diffusion utilisé. TMG possède un ensemble de technologies afin de vérifier si des sites de streaming diffusent des œuvres sans autorisation de leurs auteurs". "Il y a une grande différence technique entre un réseau peer-to-peer et un site web. Les techniques pour rechercher les oeuvres contrefaites sont très différentes" a ajouté TMG, sans évidemment détailler ses techniques. En effet, à la différence du peer-to-peer, où elles sont publiques, les adresses IP dans le cas du streaming et du téléchargement direct sont totalement opaques. Vers la mise en place de sondes chez les FAI ? Dès lors, cela ne peut pas être une simple collecte d'adresses IP, sauf à mettre des sondes chez les fournisseurs d'accès à Internet pour analyser les communications privées entre un serveur et un client. Cela passerait donc, a priori, par une surveillance des flux pour y repérer des communications illicites. Or, cela pose le risque d'une violation de la vie privée et du secret de la correspondance des internautes. Sous sa forme actuelle, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet ne dispose pas des outils nécessaires pour lutter contre le départ des internautes vers les plates-formes illicites de streaming ou de téléchargement direct. Elle ne vise d'une part que le défaut de sécurisation de l'accès à Internet et d'autre part se limite au constat de contrefaçon sur les réseaux P2P. Observer le streaming pour sévir ensuite Pour autant, cela n'empêche pas la Haute Autorité de vouloir observer le streaming. "Hadopi a commencé à consulter sur les meilleurs moyens pour dans un premier temps 'observer' les données émises par des sites ne respectant pas les droits des œuvres ". Par ailleurs, un "protocole technique a été mis en place au sein de l’Hadopi, qui souhaiterait que dans le premier trimestre de cette année une phase de test soit lancée". S'interrogeant sur la légalité du streaming, les labs de l'Hadopi ont d'ores et déjà exclu de sanctionner l'internaute qui ne fait que regarder le contenu. Dans son compte-rendu, l'atelier dédié aux questions de propriété intellectuelle a privilégié l'accroissement de la responsabilité des plates-formes d'hébergement pour les contraindre à filtrer et bloquer les contenus piratés. L'identification des sites manifestement destinés au piratage et la mesure de la proportion des contenus licites et illicites consommés sur certaines plates-formes sont deux points qui ont été par ailleurs abordés lors dans le rapport d'activité 2010 de la Haute Autorité. À terme, la question du filtrage de ces plates-formes au niveau des FAI se posera. Les producteurs de cinéma, eux, ont déjà manifesté leurs attentes. Une nouvelle autorisation de la CNIL nécessaire ? Expliquant que "les actions à prendre vis-à-vis de ces sites appartiennent aux ayants droit", TMG estime que "la technique permet juste t’apporter la preuve de la contrefaçon. Aucune demande d’autorisation CNIL n’est nécessaire. En effet, il ne s’agit pas de données personnelles". Un avis qui n'est pas partagé par la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), également interrogée par Édition Multimédi@. "Il faudra de nouvelles autorisations de la CNIL. Mais pas parce qu'il s'agit de streaming, mais parce qu'il s'agit a priori de protocoles non visés dans l'autorisation" a analysé Marc Guez, directeur général de la société de gestion des droits. Sur la question du filtrage, rappelons que la SCPP avait été remise à sa place par l'Hadopi, cette dernière lui demandant de se concentrer sa la partie qui lui incombe. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Hadopi : TMG se dit prêt pour le streaming et le téléchargement direct»
D'un autre côté, pas mal de p'tits malin sont prêts a changé d'ip histoire de se retrouver une cyber-virginité aux îles Maldives ou à Bangkok...
Amesys , filiale de Bull, est aussi prête pour la surveillance généralisée des internautes !
Reste à savoir ce que les français en pensent et ce qu'ils vont voter ... Petit problème :
Ex : Je télécharge le film "Horrible Bosses" sur un site de téléchargement direct, et ce fichier est découpé en 8 parties RAR (autant de fichiers différents). Quand je télécharge le fichier horrible_bosses.part1.rar, il n'y a pas contrefaçon, puisque ce n'est qu'une partie d'un fichier RAR. Il faudrait démontrer qu'on a téléchargé toutes les parties.. Et prouver que le RAR contient bien le film (un mot de passe sur le RAR et un nom de fichier qui n'a rien à voir avec le contenu, et le tour est joué). TMG n'a pas une application pour surveiller les comptes des Directeurs de campagnes électorales et les entrées sorties de mallettes à nos frontières ?
et ils vont faire comment ? Parce qu'à moins de surveiller les paquets transitant sur le réseau (qui a dit DPI ?) je vois pas comment faire pour apporter la preuve de contrefaçon.
Les sondes ne sont nécessaires qui s'ils ont l'intention de s'en prendre à ceux qui téléchargent. S'ils ont l'intention de s'en prende à ceux qui hébergent, il leur suffit d'observer ce qui est disponible. La seconde alternative ne me fait ni chaud ni froid. En revanche, la première... comment dire? on rentre de plein pied dans la dictature.
Apporter la preuve de contrefaçon, c'est assez simple : comptes premium sur tous les fournisseurs de services type MU, quelques agents assermentés et c'est parti !
Bonne chance pour le DDL et le streaming, là où pour un fichier il y a une dizaine de torrent nommé a peu près pareil, on peu en tretrouver 5 a 20 fois plus en DDL/Straming direct (Car souvent grillé par Megaupload/Rapidshare/etc...)!
Petit problème :
Ex : Je télécharge le film "Horrible Bosses" sur un site de téléchargement direct, et ce fichier est découpé en 8 parties RAR (autant de fichiers différents). Quand je télécharge le fichier horrible_bosses.part1.rar, il n'y a pas contrefaçon, puisque ce n'est qu'une partie d'un fichier RAR. Il faudrait démontrer qu'on a téléchargé toutes les parties.. Et prouver que le RAR contient bien le film (un mot de passe sur le RAR et un nom de fichier qui n'a rien à voir avec le contenu, et le tour est joué). Non car il y'a contrefaçon dès lors que l'on s'approprie tout ou partie d'une oeuvre protégée sans autorisation des ayants droits. Et un petit BOYCOTT national, ça vous dirait les petits ayant-droit, juste pour voir ce que ça fait?
Pas longtemps, juste un an ou deux, pour marquer le coup, le temps de faire disparaître les dinosaures nauséabonds. @SurfingBird
Attention aux approximations, on parle de streaming pas de DDL. Pour l'article. Pas besoin de sondes, pas besoin de voir les flux, voir juste ce que les sites proposent et essayer de les faire taire. Le but est d'éviter le streaming de fichiers sous droits, pas de poursuivre celui qui reçoit mais celui qui émet. Comment ? En initiant un stream proposé IceTroll, le 30/09/2011 - 18:20
Apporter la preuve de contrefaçon, c'est assez simple : comptes premium sur tous les fournisseurs de services type MU, quelques agents assermentés et c'est parti ! Heureusement que tu annonces la couleur dans ton prseudo Ice"Troll". Parce que pour le cas où tu l'ignorerais, les utilisateurs de servides type MU, même ceux qui sont titulaires de compte premium, n'ont pas accès à la liste des autres utilisateurs de comptes premium. Alors ta taupe, même si elle se connecte, ben, elle restera aveugle. IceTroll, le 30/09/2011 - 18:20 Apporter la preuve de contrefaçon, c'est assez simple : comptes premium sur tous les fournisseurs de services type MU, quelques agents assermentés et c'est parti !Sauf qu'il faut une décision de justice basée sur des éléments de preuve concrets, il n'est pas possible de venir frapper à la porte et juste demander "je voudrais la liste de tous vos clients avec une offre premium". Sans parler du fait que la plus part des sites d'hébergements sont à l'étranger. Sans parler de l'effet streisand qui aura inévitablement lieu si TMG se met à chasser les sites de DDL et de streaming. Ils sont pas au bout de leur peine
Un petit problème que j'ai: j'aime les mangas. Donc je télécharge souvent des fansub japonais sur un site chinois (megaupload) et tout ça en France. Question: Comment faire appliquer une loi française sur un produit japonais (pour ma part jamais licencier en france ou pas encore) via un site chinois?
Au japon, les fansub sont tolérés (ça fait de la pub), en chine megauplaod est légal bref y a qu'en france qu'il y a un problème, on se demande si le problème c'est pas la france!! je comprends pas tout coté loi . c'est toujours la mise à disposition (l'upload quoi) qui est sanctionné. puisque pour le téléchargement on est sous le joug de l'exemption pour copie privée qui jurisprudence a l'appuit ne nécessite pas que la source soit licite ... hors si je téléchargement par exemple un film en Divx que je possede en DVD sur megaupload parceque je trouve plus rapide que me faire chier a le convertir pour apres le mettre dans ma tablette android , bah ils considere ca comme une contrefacon alors que ... rien ne prouve que je suis coupable ( presomtion d'innocence tout ça), si a ca on rajoute que je DL hypothetiquement ce fichier en SSL car le http c'est pas sur et comme l'hadopi nous a dit de nous securiser ( vol de sessions facebook tout ça ) on a pris l'habitude de passer en https . bref Ils ont fumé le moquette la LOL
PassPartou, le 30/09/2011 - 18:26 Petit problème :
Ex : Je télécharge le film "Horrible Bosses" sur un site de téléchargement direct, et ce fichier est découpé en 8 parties RAR (autant de fichiers différents). Quand je télécharge le fichier horrible_bosses.part1.rar, il n'y a pas contrefaçon, puisque ce n'est qu'une partie d'un fichier RAR. Il faudrait démontrer qu'on a téléchargé toutes les parties.. Et prouver que le RAR contient bien le film (un mot de passe sur le RAR et un nom de fichier qui n'a rien à voir avec le contenu, et le tour est joué). Non car il y'a contrefaçon dès lors que l'on s'approprie tout ou partie d'une oeuvre protégée sans autorisation des ayants droits. Quand on télécharge une partie de fichier RAR (ex : *.part1.rar), pour moi on ne télécharge pas une partie de l'oeuvre, on télécharge une partie d'un fichier informatique. Un fichier RAR de 100 Mo ne correspond à aucune partie d'une vidéo, ce n'est qu'un découpage de fichier compressé. Par contre, si je télécharge une vidéo d'un extrait de 30 minutes d'un film, il y a contrefaçon.
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