Publié par Guillaume Champeau, le Vendredi 23 Septembre 2011

Streaming : les labs Hadopi excluent de sanctionner celui qui regarde

Le Lab Hadopi chargé des questions de propriété intellectuelle a livré le premier compte-rendu de son travail de réflexion sur l'encadrement du streaming. Il exclue déjà de sanctionner l'internaute qui regarde un contenu diffusé illégalement, et privilégie d'accroître la responsabilité des plateformes d'hébergement pour les contraindre à filtrer et bloquer les contenus piratés.

En lançant ses Labs Hadopi, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) voulait s'offrir une autre image que celle du distributeur de claques, et prenait le risque d'un dispositif innovant pour alimenter ses réflexions de fond. Mais le premier compte-rendu publié sur les travaux d'encadrement du streaming montre les limites évidentes d'une telle auberge espagnole, où il est plus facile de poser des questions que d'apporter des réponses.

Au mois de juin dernier, le Lab Propriété Intellectuelle a lancé son chantier de réflexion sur l'illégalité du streaming, qui met en doute l'affirmation contenue dans les avertissements de l'Hadopi selon laquelle "les comportements volontaires de consultation (d'œuvres piratées) constituent des délits de contrefaçon sanctionnés par les tribunaux". Le problème de la riposte graduée est qu'elle se concentre exclusivement sur le P2P, alors que les pratiques des internautes migrent vers les plateformes de streaming. Les Labs souhaitent donc voir dans quelle mesure il est possible de s'attaquer aussi aux pratiques de streaming illégales, avec deux obstacles majeurs en tête :

  1. La difficulté juridique et technique de sanctionner la personne qui regarde un contenu diffusé illégalement ;
  2. La protection juridique dont bénéficient les hébergeurs de contenus piratés, en vertu de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN).

Sur le premier point, le compte-rendu de séance publique publié mercredi par les Labs Hadopi confirme l'étendue des difficultés. D'un point de vue juridique, le seul angle envisagé pour retenir la responsabilité pénale de celui qui regarde une œuvre en streaming est celui de la reproduction provisoire, qui pourtant bénéficie d'une exception légale. Mais c'est surtout d'un point vue pratique et politique que l'idée de sanctionner le spectateur est d'ores et déjà écartée.

"Pour les participants, la répression devrait se concentrer sur l'internaute ayant mis des œuvres à disposition illicitement et non sur l'internaute ayant uniquement consulté une œuvre protégée", résume le Lab Hadopi. "En outre, une mise en œuvre de la réponse graduée à l'égard des internautes consultant une œuvre protégée en streaming impliquerait une " saisine " des hébergeurs aux fins de transmission à l'Hadopi des adresses IP de ces internautes", ce qui n'est pas jugé opportun.

Il est donc exclu que la riposte graduée s'étende à la consultation des œuvres en streaming, même si par courtoisie politique à l'égard des ayants droit, il reste indiqué en conclusion que "la répression du piratage ne devrait pas être exclusivement axée sur la sanction de l'internaute qui accède à un contenu illicite en streaming". En fait, elle ne le sera pas du tout.

Etendre la responsabilité de l'hébergeur ? Pas simple.

"De nombreux participants se sont accordés pour accroître la responsabilité des plateformes", rapporte le compte-rendu (remarquons qu'en conclusion, il est dit que "les participants" se sont accordés, et non plus "des participants"). Mais le Lab ne dit pas comment faire. Tout juste fait-il référence, de loin, au projet avorté de création d'un statut d'éditeur de service en ligne, qui aurait obligé les hébergeurs concernés à surveiller ce qu'ils hébergent, et à bloquer les contenus illégaux.

Il est en revanche envisagé d'imiter la proposition américaine du Protect IP Act (PIPA), qui "prévoit que le ministère de la justice et les ayants droit peuvent demander au juge une ordonnance aux fins de contraindre les réseaux publicitaires (régies publicitaires, annonceurs, etc.) et intermédiaires financiers (sociétés de cartes de crédit et de paiement tels American Express, PayPal, etc.) à cesser tout commerce avec un site " dédié au piratage "". Reste là aussi un problème majeur : comment déterminer si un site est dédié au piratage, alors que la plupart servent à la fois à héberger des contenus légaux et contrefaits ?

Enfin, tous s'accordent pour dire que c'est l'internaute qui met à disposition l'œuvre piratée sur la plateforme d'hébergement qui devrait être sanctionné. Mais il n'y a là rien de nouveau. C'est déjà possible, à la fois techniquement et juridiquement, mais c'est souvent beaucoup trop lourd pour être mis en œuvre, et inefficace.

Encadrer l'offre légale plutôt que l'offre illégale ?

Pour le moment, le Lab Propriété Intellectuelle de l'Hadopi soulève donc beaucoup plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Il évoque, en revanche, la nécessité de fluidifier l'offre légale pour assurer une concurrence légale de qualité aux offres illicites. "De nombreux participants souhaitent le développement de nouveaux outils de gestion collective pour favoriser l'essor de l'offre légale (bases de données, licence légale)", indique le document en conclusion. Il consacre même un passage à la licence globale, mais là encore pour poser de nombreuses questions laissées en suspens :

"L'instauration de la licence globale ne risque-t-elle pas d'anéantir le marché naissant de l'offre légale ? Ce marché a-t-il déjà fait la preuve de son échec ? Quid des modalités de cette éventuelle licence globale ? La licence globale signifie-t-elle la " mort du droit d'auteur " ou, au contraire, est-elle à même d'assurer sa pérennité sous une forme nouvelle ?"

Autant de questions auquel il serait temps de répondre.

Publié par Guillaume Champeau, le 23 Septembre 2011 à 12h12
 
37
Commentaires à propos de «Streaming : les labs Hadopi excluent de sanctionner celui qui regarde»
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3162 messages publiés
Aussi longtemps que les DRM seront imposés aux plateformes "légales" par les éditeurs, les internautes y tourneront le dos. Ou quand c'est tellement bourré de publicité que l'internaute est écrasé.
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5 messages publiés
ou quand il faut silverlight
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2830 messages publiés
Il est en revanche envisagé d'imiter la proposition américaine du Protect IP Act (PIPA), qui "prévoit que le ministère de la justice et les ayants droit peuvent demander au juge une ordonnance aux fins de contraindre les réseaux publicitaires (régies publicitaires, annonceurs, etc.) et intermédiaires financiers (sociétés de cartes de crédit et de paiement tels American Express, PayPal, etc.) à cesser tout commerce avec un site " dédié au piratage "".


Je veux pas me faire l'avocat du diable, mais effectivement, je pense que si un état veux vraiment couper un site, plutôt que un système type ARJEL ou de filtrage DNS complètement inutile dès lors qu'on met 8.8.8.8 dans ses paramètres, il faut qu'il s'attaque au coté financier.

Par exemple, l'ARJEL aurait pu faire pression sur VISA et le GIE Carte Bancaire pour les contraindre à faire refuser les paiements venant d'une CB française , et ce sans aucune interaction avec le site Stanjames. Le but aurait été atteint (empêcher les joueurs français de miser du pognon), d'une manière bien plus difficile à contourner (*) qu'une redirection DNS... :-)

(*) Ca reste possible, en particulier en achetant des cartes pré-payées au bureau de tabac. Mais c'est largement moins pratique... et donc ça découragerait la plupart des joueurs occasionnels (Les joueurs compulsifs n'étant pas blocable quelque soit la méthode de toute façon)

Après, je pense que ça peu avoir, en terme citoyen, un effet bénéfique:
Aujourd'hui, VISA-Carte Bleue détient quasiment tout pouvoir sur les paiements entre personnes, et Paypal pas loin derrière.
Si l'on commence à leur imposer des restrictions, des blocages, ... Alors il est probable que des alternatives apparaitrons rapidement, pour contourner ces atteintes au libre choix des personnes. Et ça ne pourrait être que bénéfique au client, au final, un peu de diversité.
Je ne soutiens pas Hadopi, ais c'est de bonne guerre néanmoins.
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5137 messages publiés
Vu la fascination que ces Labs exercent sur les rédacteurs de Numerama, on sent bien que la tentation est forte chez eux de s'y inscrire.

Mais c'est normal: avoir des idées c'est bien. les crier plus ou moins dans le vide, c'est satisfaisant un temps. Mais s'apercevoir que certains qui ont plus ou moins les mêmes idées arrivent à les faire passer, c'est un peu frustrant. On en arrive à se demander si les portes ouvertes aux discussions et aux concertations ne sont pas un moyen plus sûr de faire avancer ses idées que la contestation stérile et systématique.

Allez, chers rédacteurs de Numerama : n'ayez pas honte ! Allez participer à ces Labs et exprimer votre avis. Personne ne vous demande de changer votre fusil d'épaule, mais juste de confronter vos idées avec ceux qui ont des idées similaires ou des idées différentes.
Inscrit le 22/09/2011
92 messages publiés
C'est surtout qu'ils ne peuvent pas

Et encore faudrait-il que le streaming soit considéré comme illégale juridiquement parlant ..
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1921 messages publiés
@Arkados
Hélas, le film téléchargeable définitivement en bonne qualité (genre 10 Go pour 2h en Full HD) pour quelques euros n'arrivera jamais ; non plus que la bande-son en FLAC pour quelques dizaines de centimes.
Ces gens-là veulent :
1. maîtriser toute la chaîne afin de faire payer qui ils veulent et comme bon leur semble ;
2. faire un max de thunes.
Et ils ont les relais gouvernementaux pour appuyer leur démarche à l'opposé complet de l'intérêt général (que les représentants publiques sont censés défendre).
La semaine dernière, la prolongation des droits à 70 ans en est une nouvelle preuve.

@obcd ++
N'oublions pas que VISA, MC et PayPal sont des entreprises américaines toutefois et que la tentation est grande de faire passer des décisions purement impérialistes pour des décisions de protection.

db
Tomato, le 23/09/2011 - 13:24
C'est surtout qu'ils ne peuvent pas

Et encore faudrait-il que le streaming soit considéré comme illégale juridiquement parlant ..


Si le site de stream ne paye pas ses droits de diffusion, il est illégal juridiquement ;-)

Par contre, la bonne nouvelle, c'est que ce ne sera pas celui qui regarde qui sera menacé, ce qui semble normal étant donné qu'on a absolument aucun moyen de savoir si le site de stream paye quoi que ce soit à qui que ce soit (bien que pour certains, on s'en doute...).
Inscrit le 19/10/2009
6491 messages publiés
Hihihi, ils ' excluent ' ...
Elle est bonne, leur blague...
Genre on ne peut pas définir qui regarde un flux ou pas, pas plus qu'on ne peut définir si un flux est ' PUR ' ou pas, du coup, on va communiquer sur le fait qu'on exclue de sanctionner, ce sera plus dans le sens de la ' communication ' de notre dame pipi...

Ils sont désespérés, aux abois, mais ne peuvent que continuer à fournir un travail pour lequel ils sont payés... Avec nos impôts...

8 Mois...
Inscrit le 17/02/2009
1146 messages publiés
ou quand il faut silverlight

Bon encore ça c'est moins grave. C'est de toute façon la DRMisation en général, pas que via silverlight ou flash
Inscrit le 17/03/2008
2830 messages publiés
zig, le 23/09/2011 - 13:15

Allez, chers rédacteurs de Numerama : n'ayez pas honte ! Allez participer à ces Labs et exprimer votre avis. Personne ne vous demande de changer votre fusil d'épaule, mais juste de confronter vos idées avec ceux qui ont des idées similaires ou des idées différentes.


Il y a un léger problème dont on a déjà parlé à ce sujet (Je me rappelles notamment de commentaires sur le sujet sur le blog de Spyou):

Le débat des Labs ne se fait qu'a Paris, une fois par semaine, et aux heures de bureau.
Les Labs c'est dont plutôt une instance représentative, où il faut contacter les gens qui y travaillent pour que eux fassent passer ces idées dans ces Labs.
Ceci dis, et heureusement, il y a déjà des gens qui y participent qui ont peu ou prou les idées énoncées ici - Le lectorat de Numérama est donc déjà représenté, au moins sur certains points.

Après, de là à savoir si ça sera pris en compte à des niveaux politiques supérieurs jusqu'aux propositions de lois, ça...
Quand on sais que le gouvernement ne respecte déjà pas les propositions de rapports qu'il a lui-même commandé, alors les propositions de Labs composé de non-politiciens... J'ai peu d'espoir.
Disons juste que c'est pour pousser une réflexion à très long terme :-)

Gourmet, le 23/09/2011 - 13:24

@obcd ++
N'oublions pas que VISA, MC et PayPal sont des entreprises américaines toutefois et que la tentation est grande de faire passer des décisions purement impérialistes pour des décisions de protection.


Effectivement ! On l'a bien vu lors de wikileaks.
Perso, je pense que VISA & consorts a très bien compris où est leur intérêt: Que l'argent circule, même sur des petites transactions.
Donc bloquer les millions de micro-paiements pour alimenter les MU via Paypal ou autre tracker torrent privé, a mon avis ils diront "oui oui vous avez raison" mais ne bloqueront effectivement que sous une forte pression judiciaire... Et je vois pas la France avoir les moyens d'imposer cette pression unilatéralement: Si VISA s'énerve et décide de refuser les paiements des cartes françaises.... je te dis pas l'impact. (Même si les paiements nationaux marcheront encore , puisque c'est le groupe Carte Bleue qui les gères)
Sur ce sujet-là non plus, notre pays n'est plus souverain chez lui.
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901 messages publiés
obcd, le 23/09/2011 - 12:42
Il est en revanche envisagé d'imiter la proposition américaine du Protect IP Act (PIPA), qui "prévoit que le ministère de la justice et les ayants droit peuvent demander au juge une ordonnance aux fins de contraindre les réseaux publicitaires (régies publicitaires, annonceurs, etc.) et intermédiaires financiers (sociétés de cartes de crédit et de paiement tels American Express, PayPal, etc.) à cesser tout commerce avec un site " dédié au piratage "".


Je veux pas me faire l'avocat du diable, mais effectivement, je pense que si un état veux vraiment couper un site, plutôt que un système type ARJEL ou de filtrage DNS complètement inutile dès lors qu'on met 8.8.8.8 dans ses paramètres, il faut qu'il s'attaque au coté financier.

Par exemple, l'ARJEL aurait pu faire pression sur VISA et le GIE Carte Bancaire pour les contraindre à faire refuser les paiements venant d'une CB française , et ce sans aucune interaction avec le site Stanjames. Le but aurait été atteint (empêcher les joueurs français de miser du pognon), d'une manière bien plus difficile à contourner (*) qu'une redirection DNS... :-)

(*) Ca reste possible, en particulier en achetant des cartes pré-payées au bureau de tabac. Mais c'est largement moins pratique... et donc ça découragerait la plupart des joueurs occasionnels (Les joueurs compulsifs n'étant pas blocable quelque soit la méthode de toute façon)

Après, je pense que ça peu avoir, en terme citoyen, un effet bénéfique:
Aujourd'hui, VISA-Carte Bleue détient quasiment tout pouvoir sur les paiements entre personnes, et Paypal pas loin derrière.
Si l'on commence à leur imposer des restrictions, des blocages, ... Alors il est probable que des alternatives apparaitrons rapidement, pour contourner ces atteintes au libre choix des personnes. Et ça ne pourrait être que bénéfique au client, au final, un peu de diversité.


Perso, j'ai une carte Visa dans une banque belge et une carte Mastercard dans une banque française. Je paye indifféremment avec les deux. Si demain j'étais bloqué, je n'hésiterais pas d'ouvrir un compte dans une banque suédoise, espagnole, italienne ou allemande. Arrêtons de rigoler !
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765 messages publiés
1) Enlever les DRM
2) Vendre les contenus dématérialisés moins chers que ceux vendus sur supports physiques
3) Autoriser tout le monde à vendre des produits culturels à des prix raisonnables
4) Dépénaliser le téléchargement pour le particulier, le condamner très sévèrement lorsqu'il est réalisé à but lucratif en dehors de toute structure légale
5) Constater que le piratage chute alors et accepter l'idée qu'il contribue à faire connaître les artistes
6) Apprécier le fait que tous les autres pays du monde nous envient
7) Constater la mort des majors au profit de milliers de PME sur le web qui vendent des contenus culturels à prix moindres
8) Fermer l'Hadopi
9) Passer à un autre problème de société...

Vous votez pour moi ?
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58 messages publiés
C'est surtout qu'ils ne peuvent pas

Et encore faudrait-il que le streaming soit considéré comme illégale juridiquement parlant ..


Sur ce coup, et d'un point de vue juridico-technique, la visualisation (représentation) d'oeuvres originales par le biais du streaming reste une contrefaçon dès lors que la source de cette oeuvre est illégitime. Il n'existe à mon humble connaissance aucun droit ou exception qui permet de dire le contraire dans l'ordre juridique français. (Même si la légende urbaine du "streaming c'est pas illégal" fait rêver)

La position de l'Hadopi est plutôt un choix politique (et une fatalité technique : comment prouver que mamie Suzette s'est matté un streaming de Kleine Geile Pussys-reactor III, sauf à réorienter les caméra de Vidéoprotection-ça-veut-dire-gentilles-en-novlangue du quartier vers son salon ? Ah, on me fait signe : "on pourra le faire lorsque les fichiers de log seront imposés par les constructeurs dans les écrans" VDM)

Ah, et pour finir, la preuve de la bonne foi n'a aucun effet sur une condamnation au civil pour contrefaçon.
Ah, vous n'aviez pas vos lunette Mme Suzette ? Et c'est votre petit fils qui avait lancé le film ? Eh bien on est content que vous ne soyez pas mal intentionnée, mais reste que vous devez 35000 € de dommages et intérêt à Pony CFG maintenant...
[message édité par desparite le 23/09/2011 à 14:50 ]
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765 messages publiés
Firestarteur, le 23/09/2011 - 14:38
tntprog, le 23/09/2011 - 14:32

2) Vendre les contenus dématérialisés moins chers que ceux vendus sur supports physiques


Pourquoi ?
C'est le support CD/DVD/BluRay qui coûte le plus cher ?

Support + transport + intermédiaire (c'est surtout lui qui prend le plus, genre 40% du prix au minimum). On peut au moins diviser par 2 le prix sans remettre en cause les marges de l'éditeur et de l'artiste.
[message édité par tntprog le 23/09/2011 à 14:42 ]
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1 messages publiés
J'aimerai que l'on me rafraichisse la mémoire, Comment appelle-t-on un pays ou les individus sont sanctionnés pour ce qu'ils regardent ou écoutent?
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jmorda, le 23/09/2011 - 13:33
Si le site de stream ne paye pas ses droits de diffusion, il est illégal juridiquement ;-)

Par contre, la bonne nouvelle, c'est que ce ne sera pas celui qui regarde qui sera menacé, ce qui semble normal étant donné qu'on a absolument aucun moyen de savoir si le site de stream paye quoi que ce soit à qui que ce soit (bien que pour certains, on s'en doute...).



Oui c'était bien ce que je voulais dire, ils ne peuvent poursuivre un internaute pour avoir regarder un film en streaming car il ne télécharge rien !

Pour les sites qui les mettent en ligne, c'est un autre problème
[message édité par Tomato le 23/09/2011 à 15:09 ]
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765 messages publiés
ils ne peuvent poursuivre un internaute pour avoir regarder un film en streaming car il ne télécharge rien !

Alors ça c'est un concept qui m'étonnera toujours.

Comment tu veux regarder un film en streaming sans rien télécharger ??

Tu ne *conserves* rien. Ce n'est pas pareil ! Car s'il y a téléchargement, il peut y avoir sanction éventuellement. La bonne nouvelle c'est qu'ils ont enfin compris que ce n'est pas au consommateur à s'assurer que les contenus proposés le sont illégalement ou non. Si le prestataire ne paye pas ses redevances, c'est son problème et c'est à lui de se débrouiller ensuite avec la justice. Le consommateur n'est pas censé savoir si les redevances ont été payées ou pas.
tntprog, le 23/09/2011 - 15:15
Le consommateur n'est pas censé savoir si les redevances ont été payées ou pas.

C'est clairement le point important avec le streaming, et même avec le téléchargement simple: pourquoi devrait-on considérer que Deezer ou iTunes fournissent forcément du contenu légal, mais pas MegaUpload ?

C'est la différence avec le P2P, où l'utilisateur diffuse le fichier qu'il télécharge. Dans ce cas, en tant que diffuseur, il doit s'assurer qu'il dispose des droits pour le faire.
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58 messages publiés
tntprog, le 23/09/2011 - 15:15
ils ne peuvent poursuivre un internaute pour avoir regarder un film en streaming car il ne télécharge rien !

Alors ça c'est un concept qui m'étonnera toujours.

Comment tu veux regarder un film en streaming sans rien télécharger ??


On sera deux a être étonnés. Remarque, il y a tout de même pas mal d'articles qui prétendent moutonnement le contraire. Il me semble même avoir entendu Pujadas lire ça de ses fiche au JT.
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et le streaming peer to peer via torrent c'est considéré comment par le lab?

sont comiques je vous jur[3].

sinon hier c'était au moins le troisième jeudi noir de l'année à la bourse, coté comique certain sont toujours au dessus du lot...peut être un exemple pour hadopi?
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Firestarteur, le 23/09/2011 - 14:46
Pas d'intermédiaire dans la vente en ligne ?
Tu as des liens qui donne les différents couts liés à un album physique et à un album en ligne ?


Album physique : coût de l'enregistrement + matières premières + pressage + impression livret + transport + stockage.

Album dématérialisé : coût de l'enregistrement + stockage disque dur + bande passante
Inscrit le 19/10/2009
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tass_, le 23/09/2011 - 15:56

Firestarteur, le 23/09/2011 - 14:46
Pas d'intermédiaire dans la vente en ligne ?
Tu as des liens qui donne les différents couts liés à un album physique et à un album en ligne ?


Album physique : coût de l'enregistrement + matières premières + pressage + impression livret + transport + stockage.

Album dématérialisé : coût de l'enregistrement + stockage disque dur + bande passante


Oué, t'oublies juste les principaux coûts du système actuel de Prod/Promo/Distri :

Les marges des distributeurs et des intermédiaires...

Tiens, Firestarteur, puisque tu as toujours autant la flemme de faire une tite recherche via le plus gros moteur d'indexation du monde :
http://www.numerama....tre-argent.html
Image IPB
Tu as ta réponse, 22% du prix d'un support physique qui partent dans la distri...

Pour info, la pomme prends 30 % de ' distribution '...

---------------
A titre d’exemple, pour se faire 1 160 $ soit 854 ¤, le musicien doit vendre

  • 143 CDs autoproduits
  • 1161 CDs si il est dans une maison de disque
  • ou vendre 12 399 sur iTunes ou générer 4,5 millions d’écoutes sur Spotify .
http://korben.info/r...s-artistes.html

Ca y est tu as compris ?

Non ?

Bah.. tant pis alors, on ne peut plus grand chose, à ce niveau là...
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689 messages publiés
à vue de nez, au moins 50% de réduction.
j'ai pas l'impression de payer moins cher sur le net pourtant.
Inscrit le 21/01/2009
4844 messages publiés
Firestarteur, le 23/09/2011 - 16:05
tass_, le 23/09/2011 - 15:56

Firestarteur, le 23/09/2011 - 14:46
Pas d'intermédiaire dans la vente en ligne ?
Tu as des liens qui donne les différents couts liés à un album physique et à un album en ligne ?


Album physique : coût de l'enregistrement + matières premières + pressage + impression livret + transport + stockage.

Album dématérialisé : coût de l'enregistrement + stockage disque dur + bande passante


Et donc ? Les coûts ?

Et ben les coûts, t'arrêtes de troller un moment et tu comprends par toi-même qu'ils sont bien moindres dans le cas du fichier numérique.
Inscrit le 13/04/2007
8712 messages publiés
tass_, le 23/09/2011 - 16:21

Firestarteur, le 23/09/2011 - 16:05
tass_, le 23/09/2011 - 15:56

Firestarteur, le 23/09/2011 - 14:46
Pas d'intermédiaire dans la vente en ligne ?
Tu as des liens qui donne les différents couts liés à un album physique et à un album en ligne ?


Album physique : coût de l'enregistrement + matières premières + pressage + impression livret + transport + stockage.

Album dématérialisé : coût de l'enregistrement + stockage disque dur + bande passante


Et donc ? Les coûts ?

Et ben les coûts, t'arrêtes de troller un moment et tu comprends par toi-même qu'ils sont bien moindres dans le cas du fichier numérique.




Ah, tu l'as remarqué toi aussi le troll ?

Fais gaffe, il est bon, il ne lâche pas !



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4844 messages publiés
Gnommy, le 23/09/2011 - 16:40

Oué, t'oublies juste les principaux coûts du système actuel de Prod/Promo/Distri :

Les marges des distributeurs et des intermédiaires...


Je parlais de coûts, pas de marge

Firestarteur, le 23/09/2011 - 16:44

T'es mignon mais je la connais cette étude.
Ce que je demande c'est la même pour le numérique. En gros, quels sont les différents coûts liés à un album en ligne.


On te l'a dit : de l'espace disque et de la bande passante. Sachant qu'on peut avoir un hébergement de 100 Go et une bande passante correcte pour 10 euros / mois, tu divises par le nombre d'albums que tu mets sur un même hébergement et t'auras le coût / mois (indice : il est négligeable).
[message édité par tass_ le 23/09/2011 à 17:00 ]
Inscrit le 19/10/2009
6491 messages publiés
Firestarteur, le 23/09/2011 - 17:04

tass_, le 23/09/2011 - 16:59

On te l'a dit : de l'espace disque et de la bande passante. Sachant qu'on peut avoir un hébergement de 100 Go et une bande passante correcte pour 10 euros / mois, tu divises par le nombre d'albums que tu mets sur un même hébergement et t'auras le coût / mois (indice : il est négligeable).


Ca fait pas une étude ça.


Ben au lieu de faire l'âne pour avoir du son, surtout quand tu as déjà l'étude en question, ce qui ressemble tout de même vraiment trop à un foutage deggle des tes interlocuteurs, évites de demander des liens, car au mieux, tu vas passer pour un provocateur polémiste ( ce que tu es visiblement... ) et au pire pour un abruti qui fait perdre leur temps à tez interlocuteurs, ce qui au final reviendra au même, plus personne ne s'intéressera à tes interventions, c'est vraiment ce qui t'intéresse, dans ta participation aux commentaires ?

Oui ?

Bah... C'est toi qui vois, hein ?

Sinon, ressors nous le graphisme de la répartition sur le dématérialisé, ce sera plus simple, plutôt que de nous prendre pour des cons...
Inscrit le 14/05/2009
495 messages publiés
On voit que plus les réflexions avancent sur le copyright, les droits voisins, etc. à l'ère numérique et plus on découvre de situations inextricables, voire ubuesques. Il est clair que les droits d'auteurs doivent être revus de fond en comble, que Hadopi ou des lois semblables ne tiennent pas la route (sauf à servir de prétexte pour contrôler tout ce que font les internautes et, dans ce cas, nous sommes en dictature), que la riposte graduée n'est pas une solution. Bref, il est plus que temps de tout remettre à plat et d'en passer, enfin, par la licence globale qui est le seul système qui permettra de vraiment rémunérer les artistes alors qu'actuellement ce sont les intermédiaires qui sont rémunérés.
Les artistes se sont largement fait b**** dans cette affaire.
Inscrit le 04/06/2009
502 messages publiés
Ils veulent juste qu'on ne possède rien. Ils s'en foutent qu'on regarde. C'est quoi les jeux qu'on achète aujourdh'ui, si on lit le contrat d'utilisateur on se rend compte que le jeux ne nous appartient pas et qu'il est prété par l'éditeur. On a pu rien le droit de posséder qui nous appartienne à nous rien qu'à nous. Ils appelent ça le libéralisme, pour moi c'est du bolchévisme.
Inscrit le 10/11/2008
4042 messages publiés
"La protection juridique dont bénéficient les hébergeurs de contenus piratés, en vertu de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN)."

Une prostituée ne peut pas louer un logement car son proprio serait poursuivi pour proxénétisme même si il n'a pas connaissance du fait que son locataire se livre a la prostitution.

Quel rapport? et bien un proprio ne peut être responsable des activités de sont locataire car comme pour un hébergeur ce n'est que un intermédiaire technique a la justice de démontrer par des preuves que il y a complicité.

Voila pourquoi je rebute la "doctrine" qui fait d'un opérateur technique le responsable de quelque chose qui ne relève pas de ses affaires. Le CC a imposé un principe de situation manifeste="de péril" pour que l'hébergeur ce vois forcé de briser la séparation entre ses affaires et celles de son client/utilisateur justement pour éviter l'obligation de délation systématique par la menace de responsabilité.

La séparation de responsabilité ou le respect du secret qu'il soit des affaires, médical, bancaire etc. ne doit être brisée par le professionnel tenu a ce secret/séparation QUE sous saisine de justice (mandat ou autre délivré par un juge) ou du fait d'une situation de péril.

Mais cette notion semble avoir du mal a être comprise par nos propres élus.
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1712 messages publiés
Ce qui oblige à regarder ce qui passe sur le réseau pour savoir ce qui est légal ou non.
C'est une entorse à la neutralité du Net, ça !
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79dc, le 23/09/2011 - 14:56
J'aimerai que l'on me rafraichisse la mémoire, Comment appelle-t-on un pays ou les individus sont sanctionnés pour ce qu'ils regardent ou écoutent?

Une société de consommation !
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"Autant de questions auquel il serait temps de répondre."
--
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ccomp, le 26/09/2011 - 16:36
79dc, le 23/09/2011 - 14:56
J'aimerai que l'on me rafraichisse la mémoire, Comment appelle-t-on un pays ou les individus sont sanctionnés pour ce qu'ils regardent ou écoutent?

Une société de consommation !


Le communisme c'était bien, il falait juste le privatiser (beuhareu)
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Je ne suis pas d'accord , il faut sanctionné aussi ceux qui regarde inégalement , c'est normale.
Inscrit le 27/09/2011
2 messages publiés
Je ne suis pas d'accord , il faut sanctionné aussi ceux qui regarde inégalement , c'est normale et le site y compris , je travaille sur se projet , il sera voté le 11 octobre 2011. Mondialement.
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