C'est une page importante de l'histoire d'Apple qui se tourne. Steve Jobs, qui avait redressé la société jusqu'à en faire la première mondiale avec les succès des iMac, iPod, iPhone et iPad, a démissionné mercredi soir de son poste de PDG d'Apple. Il laisse sa place à Tim Cook, qui l'avait déjà remplacé lors de précédents congés maladie.

C’est malheureusement d’abord une mauvaise nouvelle pour sa santé. Victime d’une rechute de son cancer, le fondateur et président d’Apple Steve Jobs a annoncé sa démission dans une court message adressé mercredi aux membres du Conseil d’administration d’Apple et à la communauté Apple.

« J’ai toujours dit que si jamais un jour je ne pouvais plus répondre à mes devoirs et aux attentes en tant que PDG d’Apple, je serais le premier à vous faire savoir. Malheureusement, ce jour est arrivé« , écrit Steve Jobs.

« Je soussigné démissionne en tant que PDG d’Apple. Je voudrais servir, si ça convient au Conseil, en tant que Président du Conseil, directeur et employé d’Apple« .

« En ce qui concerne mon successeur, je recommande fortement que nous exécutions notre plan de succession et que nous nommions Tim Cook en tant que PDG d’Apple« .

« Je crois que les jours le plus lumineux et les plus innovants d’Apple sont devant elle. Et j’aj hâte de les regarder et de contribuer à leur succès dans un nouveau rôle« .

« J’ai rencontré certains de mes meilleurs amis chez Apple, et je vous remercie tous pour les nombreuses années pendant lesquelles j’ai pu travailler à vos côtés« .

« Steve ».

Le désormais ancien patron d’Apple avait subi une greffe du foie, pour soigner un cancer du pancréas, en mars 2009. L’expérience, dans laquelle Steve Jobs avait frôlé la mort, l’avait convaincu d’exercer un lobbying très efficace sur l’ancien gouverneur Arnold Schwarzenegger, pour modifier la loi sur les dons d’organes. Il avait été marqué par le fait qu’en 2009, 3.400 californiens attendaient une greffe, 671 en avaient bénéficié, et 400 personnes étaient mortes. Lui avait pu s’en sortir grâce à son argent, non pas en achetant un rein, mais en courant les hôpitaux du pays avec son jet privé. Un luxe dont il avait bien senti l’injustice.

En début d’année, en janvier 2011, Steve Jobs s’était de nouveau placé en congé maladie, signe d’une probable rechute. Comme deux ans auparavant, c’est Tim Cook qui avait alors pris le relais. L’homme a donc pu apprendre le métier lors de ces deux remplacements, et sa nomination en tant que PDG d’Apple ne devrait pas bouleverser le fonctionnement de la firme de Cupertino.

Humainement, la démission de Steve Jobs risque toutefois d’être difficile à supporter, si elle annonce ce que l’on peut craindre.

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