Le ministre Eric Besson a confirmé l'ouverture des candidatures aux licences 4G dès ce mois-ci fin mai, maintenant un calendrier et des modalités contestés.

A l’occasion d’un discours prononcé mercredi matin à l’Arcep lors du colloque « Croissance, innovation et régulation« , Eric Besson a annoncé que l’appel à candidatures pour les licences 4G sera ouvert à la fin du mois de mai. Le ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique a précisé que les opérateurs pourront obtenir jusqu’à 15 MHz chacun des fréquences libérées par le dividende numérique, sur un ensemble de 30 Mhz divisés en 4 lots (deux de 5 Mhz, deux autres de 10 Mhz).

Dans un courrier envoyé le mois dernier au gouvernement, Xavier Niel avait demandé aux pouvoirs publics d’aller plus loin dans le plafonnement des fréquences. Le fondateur de Free suggérait qu’aucun opérateur ne puisse détenir « plus de 10 Mhz en bande 800 Mhz et 20 Mhz en bande 2600 Mhz« . Il demandait aussi au gouvernement de patienter et de remettre à plus tard les enchères, « compte tenu de la complexité des incertitudes résiduelles et des enjeux industriels de premier plan de ce dossier« . Ses demandes n’ont pas été satisfaites.

Free, Bouygues Télécom et SFR s’étaient aussi associés pour dénoncer ensemble les conditions d’attribution des licences 4G envisagées par l’Etat, en prévenant qu’en l’absence de plafond pour les enchères, Orange risquait de s’accaparer la moitié des licences, soit 15 Mhz. Or sur ce point, Eric Besson n’a rien annoncé. « J’ai souhaité d’une part que les 30 MHz de fréquences du dividende numérique soient divisées en 4 lots, et d’autre part que la somme des fréquences pouvant être remportées par un même opérateur soit plafonnée à 15MHz, afin de préserver une concurrence effective et durable au bénéfice du consommateur« , s’est-il simplement contenté d’annoncer.

En revanche, l’obligation d’atteindre 90 % de couverture par département a bien été confirmée par le ministre Eric Besson, qui n’a finalement pas cédé à la tentation d’abaisser les critères jugés essentiels pour lutter contre la fracture numérique. L’objectif devra être atteint d’ici 12 ans.

En principe, après l’appel à candidatures, les licences 4G devraient être octroyées dans le courant de l’été 2011. Selon les prévisions, les enchères pourraient rapporter environ 2 milliards d’euros à l’Etat.

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