Selon le cabinet Semiocast, qui a analysé les messages postés sur Twitter et Facebook lors de l'émission de Nicolas Sarkozy sur TF1, seul 1 % des messages étaient favorables au Président de la République.

Lettre de Jean-François Copé aux internautes UMPNe dompte pas Internet qui veut. Jean-François Copé avait écrit cette semaine aux militants UMP pour leur demander d‘apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy sur Internet, lors de l’émission « Paroles de Français » sur TF1. « Je compte particulièrement sur vous pour faire part de vos réactions et commentaires sur les différents sites d’actualité disponibles sur Internet« , avait souhaité le patron de l’UMP, inquiet de devoir affronter des « campagnes de désinformation et de démagogie« .

Pour analyser l’impact de cette directive, le cabinet Semiocast spécialisé dans l’analyse sémantique et dans la veille sur les médias sociaux a passé au crible les commentaires envoyés sur Facebook et Twitter. Franc succès. « A 22 h 45, plus de 21000 messages avaient été envoyés sur ces deux sites, mais seulement 1 % était à connotation positive pour Nicolas Sarkozy« , rapporte au Parisien le président de Semiocast, Paul Guyot.

Loin de chercher à démentir le chiffre, par exemple en critiquant la méthode qui ne s’intéresse qu’aux réseaux sociaux et non aux sites de presse, le président des Jeunes UMP Benjamin Lancar s’est en félicité. « 1 %, c’est déjà deux fois plus environ que lors de la dernière intervention présidentielle« . Wouhou ! « L’appel de Jean-François Copé a été bien reçu. Il y a quand même eu plus de mobilisation de l’UMP que d’habitude. Il y a eu vrai effort de la part de nos militants dans toute la France« , déclare-t-il au Post.

Un bel exemple de modestie. Ou d’optimisme aveugle. « Notre but, c’est d’être prêt en 2012 et pas forcément dès maintenant« , affirme Lancar. Le-même qui avait assuré que la loi Hadopi protège la liberté d’expression, et qui ne voit pas que l’Hadopi a grandement contribué à saper l’image de l’UMP auprès des internautes les plus influents politiquement.

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