La France défend son idéologie du droit d'auteur au Parlement européen (MAJ)

Guillaume Champeau - publié le Mardi 01 Juin 2010 à 10h40 - posté dans Société 2.0

La France ne livre pas une bataille législative, mais une guerre idéologique qu'elle entend bien remporter. Dans des notes transmises au Parlement Européen dont nous avons pu prendre connaissance et que nous publions, les autorités françaises ont livré leur position ultra-conservatrice sur plus d'une centaine d'amendements déposés par les eurodéputés sur un rapport sur la propriété intellectuelle, en cours d'élaboration. Affligeant.

Mise à jour : les députés de la commission juridique du Parlement Européen ont adopté ce mardi matin le rapport Gallo, par 13 voix contre 8. Il devra désormais être adopté en séance plénière.

Article du 28 avril 2010 - De quel côté va chavirer le Parlement Européen ? Certes, il reste encore possible de convaincre une majorité de députés de renforcer toujours davantage le droit d'auteur contre les intérêts du public. Mais ces derniers mois, entre l'arrivée d'un député pirate, la bataille de longue haleine menée pour l'amendement 138, l'adoption écrasante du rapport Lambrinidis qui s'oppose à la riposte graduée, ou encore la claque envoyée à l'ACTA, le Parlement a montré un intérêt certain pour des vues plus libérales à l'égard de la propriété intellectuelle.

C'est dans ce contexte que l'eurodéputée Marielle Gallo souhaite faire adopter son rapport sur le renforcement de l'application des droits de propriété intellectuelle sur le marché intérieur, dont nous avions déjà largement commenté les positions caricaturales. Le rapport n'a aucune incidence directe sur la législation européenne en matière de droit d'auteur, mais il fixe à la Commission le cap à suivre pour les prochaines années. Il donne les grandes lignes de ce que devra être selon le Parlement la politique européenne en matière de protection de la propriété intellectuelle.

A cet égard, l'eurodéputée UMP pourra compter sur le soutien plein et entier du gouvernement français, qui veut profiter de l'occasion pour figer dans le marbre son idéologie la plus conservatrice. Dans un document dont nous avons eu connaissance, que nous publions intégralement sous cet article, les autorités françaises ont transmis aux députés de la commission juridique du Parlement Européen leurs observations sur les 122 amendements (.pdf) déposés au projet de rapport Gallo. Les commentaires en disent long sur l'inflexibilité de la France, qui s'entête à défendre la vision la plus dure du droit d'auteur à l'égard des citoyens européens.

A la lecture des notes, nous pouvons résumer (oui, nous aurions pu faire encore beaucoup plus long) les grandes lignes de la position française :

  • Une volonté d'affirmer que le partage de fichiers à but non lucratif est une violation des droits d'auteur qui doit être pénalement réprimée, contrairement à l'avis de la jurisprudence espagnole. La France se dit ainsi "très favorable" à l'amendement 22, qui selon elle "rappelle qu'en raison des engagements internationaux (...) les Etats membres doivent considérer le téléchargement non autorisé d'oeuvres comme une infraction au droit d'auteur". Mais le texte des traités cités est loin d'être aussi catégorique.
  • Une certaine incohérence à refuser d'un côté que l'on puisse faire "une distinction artificielle entre la contrefaçon et le piratage" pour traiter ce dernier de manière séparée (amdt 18), et insister constamment d'un autre côté pour que les mots "contrefaçon" et "piratage" apparaissent toujours ensemble dans les mêmes phrases (amdts 26, 41, 44...). Lorsque l'amendement 12 rappelle que le piratage n'a aucune réalité juridique puisqu'il s'agit juridiquement d'une contrefaçon, le gouvernement répond qu'il s'agit d'une "réalité concrète". En fait, en insistant pour faire apparaître explicitement le piratage, la France veut éviter de voir le téléchargement se banaliser comme une forme socialement acceptée de contrefaçon, assimilée à un acte de copie privée. Il s'agit d'une position purement politique, au risque d'être incohérente.
  • Une volonté d'écarter tout débat sur l'impact du piratage sur l'économie. La France soutient que le téléchargement à but non lucratif est "une menace réelle pour la santé et la sécurité des consommateurs, mais aussi pour notre économie et nos sociétés", et ne veut rien entendre d'autre. Elle écarte l'amendement 19 qui rappelle l'absence d'étude d'impact de la législation actuelle, au motif qu'il "conteste la gravité des effets négatifs du piratage". Cependant, elle est "très favorable" à l'amendement 88 déposé par Marielle Gallo en personne, qui "souligne que l'énorme croissance du partage non autorisé de fichiers (...) représente un problème croissant pour l'économie européenne en termes d'opportunités d'emplois et de revenus pour l'industrie ainsi que pour le gouvernement". Même si ça n'est pas écrit, c'est sur la base de ce genre d'études grotesques qu'ils forgent leur opinion.
  • Une opposition farouche à toute licence globale, dont la France ne veut même pas ne serait-ce qu'envisager d'ouvrir une étude de faisabilité à son sujet. Sa position est presque paranoïaque, lorsqu'elle rappelle en commentant l'amendement 11 que les autorités françaises sont "opposées à la mise en place de systèmes de licence globale", alors que l'amendement propose justement "de nouveaux modèles commerciaux". Elles rejettent bien sûr l'amendement 101 qui propose de légaliser les échanges de fichiers, mais aussi l'amendement 108 qui se contente d'inviter la Commission à "adopter une approche ouverte par rapport aux propositions présentées concernant (... les) régimes de financement mutualisés pour la création sur la base d'échanges non marchands de contenu numérique". Il n'est pas seulement interdit de mettre en place une licence globale, il est interdit d'y réfléchir et d'écouter les arguments. Si ça n'est pas du dogmatisme, de quoi s'agit-il ?
  • Plus largement, la France refuse d'envisager un autre contrat social pour une protection des droits d'auteur plus respectueuse des droits du public. Elle rejette par exemple l'amendement 20, qui propose à la Commission "d'explorer de nouvelles manières de créer des synergies entre les droits du public et les revenus des auteurs et créateurs". Lorsque des députés demandent d'adapter "le cadre législatif européen en matière de droits de propriété intellectuelle aux tendances actuelles de la société ainsi qu'aux évolutions techniques" (amdt 46), la France répond que la directive de 2001 sur le droit d'auteur (EUCD) est un "dispositif pertinent et adapté à l'environnement en ligne et aux évolutions technologiques". Preuve en est sa transposition française, la loi DADVSI, dont personne n'a osé exploiter les dispositions depuis quatre ans... Même l'amendement 99 qui propose simplement de réunir toutes les parties prenantes autour d'une table pour "chercher des solutions qui soient équitables" est repoussé par les autorités françaises. "La 'révision' de la protection de la propriété intellectuelle n'est pas l'objectif à poursuivre", indique la note. Pouvait-on faire plus clair dans l'immobilisme ?
  • Une défense entêtée de la riposte graduée. Les autorités françaises s'opposent à l'amendent 30 qui prétend qu'en adoptant le Paquet Télécom et son célèbre amendement 138, le Parlement Européen a "rejet[é] les propositions de "régimes de riposte graduée" au niveau de l'UE". En revanche, il valide l'amendement 113 qui souhaite donner le pouvoir de suspension de l'accès à Internet à une "instance juridique", ce qui ne veut absolument rien dire, et qui réserve l'autorité judiciaire à un simple rôle de contrôle postérieur par voie d'appel. Tout ce qu'a condamné en France le conseil constitutionnel.
  • Une volonté de "sensibiliser" les jeunes. Déjà imposées en France par la loi Hadopi et prévues au niveau international par l'ACTA, les campagnes de sensibilisation des jeunes aux dangers du piratage sont à la mode. Puisque la génération Napster est perdue, l'idée est de faire de l'école l'instrument d'un recadrage vers plus de respect du droit d'auteur. Les autorités soutiennent y compris l'amendement 81 qui propose aux gouvernements "d'éduquer le jeune public" et le "sensibiliser au rôle des (sociétés de gestion collective)". Une véritable publicité gratuite pour les Sacem européennes, très contestées voire détestées par toute une génération d'internautes. A cet égard, on notera au passage le soutien à l'amendement 37 qui affirme "que les systèmes de gestion des droits de propriété intellectuelle sont aujourd'hui très transparents et particulièrement efficaces". La France est aussi favorable à l'amendement 74 qui propose d'associer les "industries concernées" à des campagnes de sensibilisation.
  • Une volonté d'affirmer que la lutte contre le piratage est compatible avec les droits fondamentaux. Les autorités françaises sont ainsi favorables à l'amendement 91 de Mme Gallo qui affirme que "la lutte contre le piratage numérique ne remet pas en cause l'exercice des droits fondamentaux des citoyens tels que la protection de la vie privée". Elle accepte que soit fait référence à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme (amendement 2), mais rappelle par l'amendement 91 que "la
    protection de la propriété intellectuelle constitue un droit fondamental conformément à l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE
    ". Surtout, elle rejette l'amendement 109 qui "insiste sur la nécessité de veiller à ce que toute éventuelle mesure législative adoptée ne limite d'aucune manière les
    droits fondamentaux à la protection des données et à la vie privée tels que reconnus par le droit de l'UE
    ". Selon la France, "cet amendement crée la confusion en laissant à penser que la lutte contre le piratage serait susceptible de porter atteinte à l'exercice des droits fondamentaux".

Le vote des amendements sur le rapport Gallo, qui a été reporté, aura lieu en principe le 31 mai prochain. Le Conseil et la Commission font essentiellement corps derrière l'idéologie française, tandis que le Parlement est déchiré, y compris à gauche où deux clans s'affrontent.

La note des autorités françaises :

Publié par Guillaume Champeau, le 1 Juin 2010 à 10h40
 
 
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Commentaires à propos de «La France défend son idéologie du droit d'auteur au Parlement européen (MAJ)»
 

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De toute façon la position de la france est egalement celle de Baroso, et est fondée sur un dogmatisme jamais remis en cause malgre les evennements récents qui mettent en lumiere ses echecs (ultraliberalisme, DADVSI ...)

Il n'y a donc rien d'étonnant a voir ces commentaires.
"campagne de sensibilisation" a l'intention des jeunes.
Je suppose que ca veut dire qu'ils vont faire des incursions dans les écoles primaires pour expliquer aux enfants les dangers du piratage et en meme temps demander a ces chers bambins si papa n'aurait pas une machine qui tourne tout le temps avec un truc plein de couleurs avec un logo en forme d'ane, dans un coin du salon ?
Qu'ils fassent leur campagne de sensibilisation, je me chargerai de faire l'education numérique de mes gosses..
C'est vrai que là cela frise la paranoïa...Que l'on soit pour ou contre le partage de fichiers, on ne peut qu'être qu'éc?uré devant autant de stupidité, mais aussi autant de refus de débat que cela soit sur la licence globale, que sur les autres points. On se demandent pour qui ils se prennent. Espérons que les députés européens renvoient tout ses amendements aux calendes grecques...et pourquoi pas tout le rapport...
OUATCH, il y a de quoi jaser avec ces notes !
Point Godwin du jour: le régime nazi avait les Jeunesses Hitlériennes, nous on aura les jeunesses de la propriété intellectuelle.

Censurez-moi ces eurodéputés français qui ne sauraient représenter leurs concitoyens.
Mouais. Les lobbies ont bien bossé. En bref le discours c'est : "Les droits d'auteurs justifient tout ce que nous faisons, nous avons raisons, et toutes études nous contredisant sont nulles et non avenues".
Aucune ouverture au débat.
Qui a dit dictature? Je sens le mot pointer dans certaines bouches!!!
"une menace réelle pour la santé et la sécurité des consommateurs, mais aussi pour notre économie et nos sociétés"
Quelle santé est menacée ? Quelle sécurité des consommateurs ?
On risque le H1N1 ou la maladie de la vache folle en écouter un MP3 ou en visionnant un DivX ?
ingenys, le 28/04/2010 - 11:57
"une menace réelle pour la santé et la sécurité des consommateurs, mais aussi pour notre économie et nos sociétés"
Quelle santé est menacée ? Quelle sécurité des consommateurs ?
On risque le H1N1 ou la maladie de la vache folle en écouter un MP3 ou en visionnant un DivX ?
Je pense qu'il est fait référence aux médicaments. Là aussi il y a droit d'auteur et brevet etc. De toute façon dès que quelqu'un ouvre la bouche, il y a le droit d'auteur pour lui sauter à la gorge.
A quand l'interdiction de siffloter un air connu dans la rue???
Ca semblait evident que la france avait un double discour (celon que cela soit la quadrature du net ou les sacems comme interloctuteur)
Au moins la, la position est clair ...
le vote du parlement europeen sera interessant sachant que rare sont les francais a pense qu'ils y sont correctement represente , on verra si ils ont raison ou pas ... (mais toutes ces lois vont finir par passer, vue que de toutes evidences la discusion democratique n'existe )
Enfin une partie de la gauche qui soutien se genre de texte, moi ca me fais rigoler , c'est vraiment la gauche de l'urss, interdit de critiquer le systeme ...
Franchement sans interet prive , il n'y a pas de raison objective de soutenir de tels amendements ..
Pour Eodane, on peut eduquer nos gamins comme on veut il n'empeche qu'a priori ils passent les 3/4 de leurs temps sans toi ... Et de plus, meme si la cause est juste, c'est difficile de le soutenir lors d'une action manifestement illegale
Si l'ensemble des lois actuellement discute passent, on peut quand meme imagine une reponse judiciare completement disproportione par rapport a l'infraction, et faire appelle a la cour europeenne ce n'est quand meme pas a la porte de tous le monde, mieux vaut perdre le net pendant 1 ans (et pirate son voisin) c'est moins d'emmerde ...
Et c'est bien le probleme, et cela semble etre le but , tous le monde ne peut pas saisir la justice y compris pour ces droits (et les grandes boites, gouvernement ou autre l'ont tres bien compris , je vous rappelle que les frais de justices ne sont pas systematiquement rembourse dans ce type d'affaire et dans tous les cas il faut les avancer ..)
De toute façon la position de la france est egalement celle de Baroso, et est fondée sur un dogmatisme jamais remis en cause malgre les evennements récents qui mettent en lumiere ses echecs (ultraliberalisme, DADVSI ...)

Il n'y a donc rien d'étonnant a voir ces commentaires.

difficile de coller côte à côte ultralibéralisme et france...

l'ultraconservatisme est le terme exact qui sied à la politique française (syndicats et citoyens inclus)... c'est la tendance naturelle de toute organisme lorsqu'il est en phase déclinante avancée.
Arkados, le 28/04/2010 - 11:49
OUATCH, il y a de quoi jaser avec ces notes !
Point Godwin du jour: le régime nazi avait les Jeunesses Hitlériennes, nous on aura les jeunesses de la propriété intellectuelle.

Censurez-moi ces eurodéputés français qui ne sauraient représenter leurs concitoyens.

y'a déjà les jeunesses populistes de l'ump...
Merci Sacefe ! J'avais oublié les médicaments.

"Puisque la génération Napster est perdue .." Mais c'est nous la génération Napster qui est perdue ? On est donc irrécupérable, faut surtout pas que nos enfants nous ressemblent. Un lavage de cerveau dès l'école s'impose.
ingenys, le 28/04/2010 - 11:57
"une menace réelle pour la santé et la sécurité des consommateurs, mais aussi pour notre économie et nos sociétés"
Quelle santé est menacée ? Quelle sécurité des consommateurs ?
On risque le H1N1 ou la maladie de la vache folle en écouter un MP3 ou en visionnant un DivX ?

ca se voit que tu connais pas la série threshold !
pleindeuss, le 28/04/2010 - 12:11
ingenys, le 28/04/2010 - 11:57
"une menace réelle pour la santé et la sécurité des consommateurs, mais aussi pour notre économie et nos sociétés"
Quelle santé est menacée ? Quelle sécurité des consommateurs ?
On risque le H1N1 ou la maladie de la vache folle en écouter un MP3 ou en visionnant un DivX ?

ca se voit que tu connais pas la série threshold !
AHAH effectivement. Je suis assez déçu que ça n'est pas continué d'ailleurs!!
Amusant.
D'un coté ils sortent une loi/un fait divers, de l'autre ils ignorent ou contournent les lois existantes et maintenant ils freinent des quatres fers...

J'ai de plus en plus l'impression que s'ils disent/font quelquechose, alors le contraire est vrai/bon pour moi.

Ou alors c'est les médias qui soulignent uniquement les mauvais cotés, occultant toutes les actions admirables de ces personnes qui se dévouent au bien-être de leurs concitoyens?

Nos députés et autres représentants DU CITOYEN devraient y réfléchir...
Sacefe, le 28/04/2010 - 12:13
pleindeuss, le 28/04/2010 - 12:11
ingenys, le 28/04/2010 - 11:57
"une menace réelle pour la santé et la sécurité des consommateurs, mais aussi pour notre économie et nos sociétés"
Quelle santé est menacée ? Quelle sécurité des consommateurs ?
On risque le H1N1 ou la maladie de la vache folle en écouter un MP3 ou en visionnant un DivX ?

ca se voit que tu connais pas la série threshold !
AHAH effectivement. Je suis assez déçu que ça n'est pas continué d'ailleurs!!

a la vitesse de contamination, on voit mal comment ils auraient pu arrêter l'invasion : un simple mp3 transformait les gens en ET !

ils contaminent une boite entière via un ipod alors je dis pas si le dernier avatar BDRIP se trimballait une version ET avec un watermark de transmutation !
Le mérite du texte est celui d'être clair sur la position réelle et non biaisée par des mots politiques, du gouvernement français, pour faire avaler la pilule aux citoyens qui sont non-conscients des enjeux.

D'un côté on annonce vouloir faire des réformes, de l'autre, faire les réformes sur des sujets cruciaux et pour réformer des pratiques d'une ère révolue, on préfère jouer aux conservateurs alors même que la donne a changé.

Liberté - Egalité - Fraternité ... Comme nous y sommes loin ...

Le drame, c'est qu'au moment de faire changer les choses en allant voter, les jeunes préfèrent ne pas y aller, ou alors se laissent berner par des pseudo-discours sur fond de sécurité ou d'immigration qui est cause de montée du chômage ou de l'insécurité.

Que les jeunes se mobilisent et aillent aux urnes à toutes les élections, d'envergure ou pas, afin de faire entendre leur voix!

Des libertés numériques, parlons-en :
-Combien de jeunes afin de montrer leur désaccord avec les politiques numériques ont par exemple adhéré au Parti Pirate?
-Combien de jeunes polluent des forums tels ceux de Numérama pour participer aux débats, alors qu'ils sont régulièrement connectés à Internet?
-Combien de jeunes sont conscients du fait que c'est par leur participation active au Débat, via un outil (Internet) qu'ils maîtrisent, qu'ils peuvent changer les choses?

Si le contrôle d'Internet est une convoitise des gouvernements soi-disant démocratiques, respectueux des libertés et donneurs de leçon, c'est justement parce-qu'internet est une arme redoutable que possèdent les jeunes, mais dont ils n'ont pas conscience.

Le Droit d'Auteur, le désir d'associer absolument piratage et téléchargement illégal (déjà, commençons par ne plus parler de piratage dans les sujets s'y afférent afin de ne plus jouer le jeu des "faiseurs d'opinion"), que ce n'est n'est que la partie visible de l'iceberg.
Ben...d'un autre côté..une position conservatrice...pour un parti de droite c'est un peu normal non?
Les conservateurs dont une politique conservatrice?? ah ben ça alors !
Quelle surprise !
@ Darius
OK, alors pourquoi ils sortent des lois a ne plus savoir qu'en faire ?
@ Darius
OK, alors pourquoi ils sortent des lois a ne plus savoir qu'en faire ?

Si tu regardes les lois en questions, soit elles remettent directement en questions les acquis sociaux, soit elle auront comme effet d'affaiblir ces acquis sociaux... donc revenir à une situation intérieur ( Ahh! l'eldorado capitaliste de la fin de 19eme siècle j'adoooore ).
lire : "situation antérieure"

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