Microsoft déploie cette semaine en France son fameux « Ballot Screen » qui incitera les utilisateurs européens de Windows 7, XP et Vista à choisir leur navigateur Internet, conformément à l’accord passé en décembre avec la Commission Européenne. Concrètement, après l’installation d’une mise à jour, les utilisateurs se verront proposés le choix entre une multitude de navigateurs disponibles sur le marché. Les cinq premiers choix seront affichés dans un ordre aléatoire, parmi les cinq leaders du marché : Internet Explorer, Firefox, Opera, Safari et Chrome.

Cette mesure doit mettre fin à des années de bataille judiciaire entre Microsoft et l’Union Européenne, qui reprochait à Microsoft d’abuser de la position dominante de Windows pour imposer Internet Explorer aux consommateurs au détriment des navigateurs concurrents.

Reste à lutter contre l’habitude des consommateurs, dont beaucoup resteront avec Internet Explorer par crainte de l’inconnu plus que par choix. « De nombreux utilisateurs risquent d’être perplexes devant cet écran ou de le négliger, car ils ne seront pas conscients de l’importance du navigateur Web pour contrôler leurs conditions de navigation sur Internet« , alerte aujourd’hui Mozilla dans un communiqué envoyé à différents médias.

« L’influence d’Internet sur la vie quotidienne des utilisateurs ne cesse de croître et il nous semble que les médias ont le pouvoir d’informer le public, non seulement sur les choix existants, mais aussi sur l’importance de ces choix au niveau individuel et pour ce qui concerne le futur d’Internet« .

« Bien qu’il figure parmi les options proposées dans l’écran de choix du navigateur, nous ne vous demandons pas de recommander Firefox : nous vous demandons d’éduquer les utilisateurs sur les enjeux du choix, au-delà de la promotion de tel ou tel navigateur« .

La Fondation a ouvert un site internet dédié, Opentochoice.org, qui doit éduquer les médias et les consommateurs sur les enjeux des choix de tel ou tel navigateur. « L’écran de choix du navigateur constitue une remarquable occasion de faire prendre conscience aux utilisateurs européens de leurs choix technologiques« , indique l’éditeur de Firefox.

S’il ne donne pas d’exemple, par souci de neutralité, on peut néanmoins penser à la problématique posée par le format de prédilection choisi pour embarquer des vidéos avec le standard HTML5. Comme nous l’expliquions au début du mois, le choix fait par Google et Apple de supporter le format propriétaire H.264 que refusent Mozilla et Opera n’est pas neutre dans l’avenir de la vidéo sur Internet. Plus les internautes choisiront tout de même Firefox ou Opera, plus les éditeurs de sites de vidéo en ligne se poseront la question du choix du format vidéo intégré, et choisiront en priorité les formats ouverts accessibles à tous les navigateurs.

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