Apple n'en a pas encore terminé avec l'affaire des écrans d'iPhone fissurés. Alors que l'entreprise fait déjà face à une enquête menée par la DGCCRF, un utilisateur également victime de cet étrange phénomène a saisi la justice la semaine dernière, pour demander la nomination d'un expert indépendant. Pour lui, les explications de l'entreprise américaine sur ces incidents ne sont pas satisfaisantes.

Nouveau rebondissement dans le dossier des écrans d’iPhone fissurés. Alors qu’on croyait ce chapitre définitivement terminé, une des victimes a demandé en fin de semaine dernière au tribunal de commerce de Cannes la nomination d’un expert indépendant chargé de déterminer si l’appareil est véritablement sans risque. En août dernier, l’iPhone avait été frappé par une véritable série noire d’implosions, touchant une petite quinzaine d’utilisateurs à travers la France.

L’usager en question, un expert immobilier vivant dans le sud de la France, a expliqué à l’AFP que l’écran de son appareil s’est brusquement fissuré, sans aucune raison, alors qu’il était en pleine conversation téléphonique. Juste après l’appel, l’appareil aurait émis un « bruit sec », puis aurait commencé à vibrer dans la main de la victime, avant que la façade de l’appareil ne se brise. Cependant, plus de peur que de mal puisque l’expert immobilier n’a pas été blessé.

Pour son avocat, la demande formulée auprès du tribunal de commerce vise avant tout à s’assurer que l’appareil ne présente pas de danger pour un utilisateur : « mon client veut qu’un expert indépendant puisse lui dire d’où provient ce dysfonctionnement et s’il peut continuer à utiliser ce type de téléphone sans risque » a-t-il ainsi expliqué, assignant par conséquence Apple et Bouygues Telecom, respectivement constructeur et vendeur du terminal en question.

Après analyse, Apple avait considéré que le problème n’était pas lié à la batterie, mais à une éventuelle « pression externe » qui aurait endommagé l’écran. Dès lors, la responsabilité peut dès lors être imputable aussi bien à l’utilisateur, qu’à un vendeur maladroit ou un livreur inattentif faisant chuter un carton de livraison. Une hypothèse que conteste la victime.

Apple et Bouygues, qui font déjà face à une enquête de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), n’ont pour l’heure pas souhaité la nomination d’un expert indépendant, estimant qu’une seule enquête sera suffisante pour déterminer l’origine du problème et les responsabilités de chacun. La décision du tribunal de commerce est attendue pour le 3 décembre prochain.

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