Une étude finlandaise explique que les utilisateurs de micro-blogging sont ennuyeux. Selon l'HIIT à l'origine de ce travail, les membres de ces espaces sont finalement assez peu à produire du contenu original. Bien souvent, les inscrits ne font que décrire le déroulement de leur journée...

Selon une étude récente de l’Institut pour la Technologie de l’Information d’Helsinki (Helskinki Institute for Information Technology – HIIT), les internautes disposant de comptes sur des réseaux de micro-blogging seraient tout simplement ennuyeux, publiant en grande partie des messages complètement banals. Pour arriver à cette conclusion, l’institut a choisi d’examiner Jaiku, un réseau social spécialisé dans le micro-blogging et le « lifestreaming » (grossièrement le « flux quotidien d’un individu) basé en Finlande.

À travers plus de 400 000 messages analysés, l’institut finlandais a mis en lumière que la plupart des messages racontaient plus ou moins la même chose, les utilisateurs utilisant principalement des termes comme « travail », « maison », « boulot », « déjeuner » et « dormir ». « Le microblogging fonctionne parce que les individus ont un contrôle total sur leur publication, mais c’est un hobby qui semble demander un investissement minimum que beaucoup ne sont pas prêts à fournir » estime l’institut, dans un communiqué.

Mais aussi intéressant que peut être le travail réalisé par l’institut, le résultat final est en partie faussé. En effet, l’étude perd en impact dans la mesure où Twitter n’a pas été pris en compte. Or, il s’avère que cette plat-forme est justement le principal service de microblogging, avec plus de 6 millions d’utilisateurs inscrits sur le site, bien que les utilisateurs vraiment actifs ne sont qu’une poignée. Sans doute que les conclusions proposées par l’institut finlandais sont moins nettes pour l’ensemble des utilisateurs s’adonnant à ce type d’activité.

Toutefois, quand bien même Twitter aurait été intégré à l’étude menée par l’HIIT, n’oublions pas que le célèbre site de microblogging tire une partie de son succès de la limite stricte des messages à 140 caractères. Dès lors, difficile de produire constamment une réflexion fulgurante en quelques mots. Et encore, pour certains spécialistes, Twitter serait encore pire puisqu’il rendrait bête

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