A l'heure du numérique et d'Internet où tout le savoir est accessible d'un clic, est-il encore utile d'avoir une "tête bien pleine" pour réussir ? Oui, si l'on en croit une psychologue écossaise, qui estime que certaines applications en ligne ont un effet négatif sur la mémoire, et donc sur l'intelligence au quotidien.

On savait déjà que les employeurs regardaient de près le contenu des réseaux sociaux pour décider d’embaucher ou au contraire de recaler un candidat. Et peut-être bientôt les recruteurs ne regarderont non plus seulement le contenu, mais aussi le choix du contenant et ce qu’il implique pour le développement intellectuel futur de l’employé. C’est en tout cas ce à quoi pourrait conduire une étude menée par une chercheuse écossaise.

Le Dr Tracy Alloway a en effet conclu que certaines applications étaient bénéfiques au développement personnel, tandis que d’autres ont un effet négatif. C’est le travail de la mémoire qui fait toute la différence, avec la capacité de mémoriser des informations et de les utiliser.

Contrairement à une idée reçue encore très (trop) répandu, le jeu vidéo est ainsi bénéfique au développement intellectuel. En particulier les jeux de stratégie comme la série des Total War, qui invitent à mémoriser la position des adversaires et sa propre tactique pour négocier les actions suivantes. « Je ne dis pas qu’ils sont bons pour vos capacités de socialisation, mais ils vous font à coup sûr travailler votre mémoire active« , explique la chercheuse.

Le lien avec les réseaux sociaux ? « Sur Twitter, analyse-t-elle, vous recevez un flux interrompu d’informations, mais c’est aussi très succinct. Vous n’avez pas besoin d’analyser cette information. Votre niveau d’attention est réduit et vous ne demandez pas d’effort à votre cerveau, et n’améliorez pas les liaisons nerveuses« . Alors que sur Facebook, il faut suivre les amis, se souvenir des discussions auxquelles on participe, et participer à différentes activités.

Selon la chercheuse, les SMS, le micro-blogging à la Twitter et les activités passives comme le fait de regarder des vidéos sur YouTube seraient ainsi négatives pour la mémoire et donc le développement intellectuel. Une étude que le docteur Alloway a mené avec son équipe chez des enfants de 11 à 14 ans a conclu qu’après huit semaines d’exercices de mémoire, les écoliers avaient vu leur QI augmenter de 10 points.

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