Anciennement sous le giron de Free, le MVNO Kertel a finalement de ne pas poursuivre davantage l'aventure dans cette course à la quatrième licence 3G. Un porte-parole a en effet expliqué que les dernières évolutions de l'entreprise n'ont pas permis de se projeter aussi rapidement dans le long terme. Pour l'heure donc, seul Free reste le candidat le plus crédible.

Un temps intéressé par la quatrième licence 3G, l’opérateur virtuel de téléphonie mobile (MVNO – Mobile Virtual Network Operator) Kertel a finalement décidé de jeter l’éponge, confirmant ainsi une information initialement publiée dans le quotidien économique La Tribune. Selon un porte-parole de l’entreprise, les récentes évolutions de l’entreprise ont conduit les responsables à une certaine retenue dans le lancement de nouveaux projets ambitieux.

Racheté en 2007 par Iliad, la maison-mère de Free, Kertel fut possédé un temps par Proximania avant de passer tout récemment sous le contrôle du fonds d’investissement britannique Fortelus, à hauteur de 95 %. Dans la mesure où Proximania avait également contracté une dette de 20 millions d’euros auprès de Fortelus, Kertel avait dès lors une marge de manœuvre beaucoup plus réduite pour constituer un dossier de candidature crédible.

Si Virgin Mobile et le groupe Bolloré manifestent toujours un certain intérêt pour ce précieux bloc de 5 MHz, seul Free s’est jusqu’à présent manifesté avec fermeté sur ce dossier. La position très avantageuse du FAI à travers la France lui assure déjà une grande couverture du territoire théorique, tout en lui permettant de se lancer seul dans l’aventure, sans besoin de soutiens extérieurs.

Lancé en août dernier, l’appel à candidatures devrait se terminer le jeudi 29 octobre prochain. Reste à voir si d’ici là d’autres challengers apparaitront et dans quelle mesure la contestation des trois opérateurs mobiles historiques auprès de la Commission européenne aura des effets sur la candidature de Free. En effet, le prix de la licence a été fixé à 240 millions d’euros pour un bloc de 5 MHz, contre environ 600 millions pour une licence trois fois plus grosse à l’époque.

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