Créer des prototypes, développer une application ou un site web : les défis techniques sont nombreux dans les nouvelles entreprises à l’heure du numérique.

Cet article fait partie d’une série sur les entrepreneurs et les défis qui les attendent quand ils créent une startup, de la genèse à la pérennisationen passant par le financement et les challenges techniques.

À une époque où la technologie ne cesse, se lancer dans l’entreprenariat présente plusieurs défis techniques qu’il faut impérativement appréhender pour réussir. Créer une entreprise est tout sauf un long fleuve tranquille et il est impératif de prendre conscience de tout un tas de problématiques, plus ou moins complexes en fonction du produit ou du service que nous souhaitons proposer à nos futurs clients.

La philosophie du « bon produit pour la bonne cible » est simple dans sa lecture, loin d’être facile dans son exécution. Surtout qu’il faut toujours être à la page des technologies qui naissent pour en remplacer d’autres. Sans quoi c’est l’échec assuré.

Mais quelles sont les solutions pour relever les défis techniques qui se dressent devant moi quand je souhaite concrétiser un projet, qu’il soit une évolution ou une révolution ? De quoi ai-je besoin pour les surmonter au mieux ? Il n’existe pas de problème sans solution et, en étant suffisamment préparé, il n’y a aucune raison de se retrouver devant une impasse permanente. Cinq anciens élèves de l’ECE Paris partagent leurs expériences face à cette étape cruciale dans la vie d’une jeune entreprise : le défi technique.

« Tout seul, on n’y arrive jamais »

Ne pas être en retard et se tenir au courant sont des conditions sine qua non à la réussite de tout projet qui se respecte. En ce sens, il ne faut surtout pas être fermé sur soi-même, comme le rappelle Valentin Lecomte, « c’est bien de bien préparer son projet en amont, d’en discuter avec un maximum de personnes ».

Pour lui, il est utile de récolter un maximum de retours, de s’ouvrir le plus possible, surtout si le produit visé est complexe et marqué par l’usage de technologies de pointe. Il est bien placé pour le savoir puisqu’il a fondé Kuantom avec quatre autres personnes. « Tout seul, on n’y arrive jamais  » insiste-t-il.

Tout passe bien évidemment par la confiance données aux autres, ce qui n’est pas évident au début, par peur légitime de se faire voler son idée (il existe les brevets pour se protéger). Mais discuter avec les autres peut aboutir à une remise en question parfois nécessaire, sinon salvatrice.

Un point important puisque le jeune entrepreneur peut avoir « la tête dans le guidon » comme l’expliquent les anciens étudiants de l’ECE Paris. Autrement dit, il faut s’écouter mais également savoir écouter, tout simplement car si on vend pour soi, on vend avant tout aux autres.

L’échec peut être nécessaire

En outre, lancer son projet s’apparente à un monde à appréhender, avec des contraintes, des problèmes, des solutions à trouver, des technologies qui disparaissent, d’autres qui apparaissent. Rien n’est jamais figé et il faut toujours s’adapter.

Par perfectionnisme, on peut penser qu’il faut proposer tout de suite le produit ou service idéal. Mais ce n’est pas nécessairement l’avis d’Alexandre Scheck, pour qui il convient de « se tromper ». C’est en se trompant qu’on apprend et c’est en apprenant qu’on avance en appréhendant de mieux en mieux les défis qui se présentent. Dans cette même idée se basant sur la notion d’oser, Valentin Lecomte affirme, « il faut savoir dire stop et se lancer.  »

C’est en se trompant qu’on apprend

Pour surmonter tout ça, Thibault Louis-Lucas a eu une approche très pragmatique en réalisant des tests à partir de différentes versions de son application.

Et c’est en récoltant les avis qu’il a pu trouver le produit le plus adapté à sa cible. C’est l’une des solutions possibles. Mais, encore une fois, c’est en s’entourant bien qu’on surmonte les obstacles.

Par exemple, Aurélie Perruche, fondatrice de MaSpatule, est passée par un mentor qui, pendant plusieurs mois, lui a prodigué des conseils l’ayant aidé à prendre conscience des différentes situations vécues. C’est grâce à lui, dit-elle, qu’elle a su prendre du recul et se poser les bonnes questions pour avancer dans la meilleure direction.

La mission de l’ECE Paris est de former des ingénieurs généralistes et high-tech, ayant l’expertise des grands secteurs d’activité, possédant une solide base scientifique pour s’adapter au futur technologique, sachant appréhender les réalités économiques et capables d’évoluer efficacement dans les entreprises et les organisations, dans un contexte national et international

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