Deux annonces portant sur des actes de piratage massif en 2013 et 2014 et la révélation d'un programme surveillance des mails. Cela fait beaucoup. Suffisamment pour inciter Verizon à abandonner le rachat de Yahoo ?

L’accumulation de mauvaises nouvelles en provenance de Yahoo depuis cet automne pourrait bien convaincre Verizon de lâcher l’affaire, tant les révélations sur des actes de piratage survenus en 2013 et 2014 et sur la mise en place d’un surveillance visant les courriers des utilisateurs sont graves.

Selon des informations relayées par Bloomberg, l’opérateur américain chercherait ou bien à obtenir une réduction sur le prix d’achat du portail web ou même une porte de sortie qui lui permettrait de ne plus rien débourser. À la suite de la première révélation en octobre, il y avait déjà des rumeurs de cette nature qui étaient apparues.

Verizon
CC Mike Mozart

À la fin juillet, Verizon et Yahoo s’étaient mis d’accord pour que le premier prenne le contrôle du second pour un prix de 4,8 milliards de dollars. Cependant, l’accord doit encore être finalisé. Or depuis cette date, Yahoo n’a fait parler de lui qu’en faisant les gros titres des journaux, et pas de la meilleure des façon.

L’entreprise américaine a d’abord révélé en octobre avoir subi un piratage fin 2014 dont les répercussions ont touché environ 500 millions de comptes. Le groupe a ensuite fait savoir en décembre avoir découvert une deuxième attaque informatique, survenue un an plus tôt et affectant cette fois un milliard de comptes.

En parallèle, une enquête a révélé que Yahoo a accepté sans combattre l’installation d’un logiciel destiné à lire automatiquement le contenu des mails qui passent sur ses serveurs et à transmettre aux services de renseignement américains ceux qui sont suspects, ce qui a révélé au passage l’absence du chiffrement promis autrefois.

Verizon ne fait pas de commentaire, Yahoo affiche sa confiance

Interrogé par CNET, un porte-parole de Yahoo a simplement déclaré avoir confiance dans la valeur de sa société et que le rapprochement avec Verizon se poursuit pour le moment. En revanche du côté de Verizon, le porte-parole n’a pas fait de commentaire supplémentaire, rappelant juste que la situation est en cours d’examen.

Ces trois révélations n’ont toutefois pas eu l’air d’avoir un impact significatif sur le cours de l’action de Yahoo à la bourse (qui a même eu tendance à progresser) ni sur les internautes eux-mêmes. En tout cas, le portail n’a pas fait état d’exode massif depuis l’annonce de ces différentes affaires.

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