Selon The Information, Amazon étudierait la possibilité de lancer des offres d'accès à internet en Europe, dans un premier temps en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Sera-t-il possible un jour de choisir Amazon comme fournisseur d’accès à Internet ? Selon le site The Information, dont les informations sont rapportées par Ars Technica, le géant du commerce électronique étudierait actuellement la possibilité de déployer sur le vieux continent une offre d’accès à Internet, ce qui lui permettrait sûrement d’avoir un plus grand poids dans les négociations des accords de peering, et de toujours mieux fidéliser ses clients.

Étant donnée la stratégie habituelle d’Amazon, on peut en effet imaginer que l’accès à Internet serait proposé à prix cassé, mais couplé d’une manière ou d’une autre à un abonnement Amazon Premium. En France celui-ci ne donne encore accès qu’à la livraison en 24 heures et à quelques avantages sans grand intérêt, alors qu’aux USA c’est toute une galaxie de services gratuits ou payants qui sont attachés au compte Premium. C’est notamment le cas de Prime Video et Prime Music, ses services de streaming concurrents de Netflix et Spotify.

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Le boîtier Amazon Fire TV

En devenant son propre FAI, Amazon pourrait proposer ces services directement au cœur des set-top-box des clients, comme les opérateurs télécoms le font avec leurs box triple ou quadruple play qui donnent accès à la TV et à des services de VOD. En gérant son propre réseau, le marchand aurait à peu près l’assurance d’une qualité de service optimale, avec une box qui pourrait s’approcher de l’Amazon Fire TV proposée outre-Atlantique.

The Information indique que deux pays sont visés pour le moment par Amazon : la Grande-Bretagne, et l’Allemagne. Mais plutôt que de construire son propre réseau, ce qui est extrêmement coûteux et complexe, l’Américain signerait des accords de location des infrastructures existantes. C’est ce qu’il ne peut pas faire aux USA, où rien n’oblige les opérateurs à sous-louer leurs réseaux. En Europe, les opérateurs historiques comme Orange ont cette obligation de « vente en gros » de leur réseau lorsqu’un opérateur fixe souhaite s’installer sur le marché.

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