Microsoft annonce qu'il licencie encore 1 850 salariés, principalement issus du rachat précaire des activités mobiles de Nokia en Finlande. C'est la troisième vague de licenciements en trois ans.

Le rachat des activités mobiles de Nokia par Microsoft en 2013 pour 5,4 milliards n’aura pas produit grand chose, si ce n’est une grande casse sociale, qui continue de faire des vagues.

En juillet 2014, Microsoft annonçait la suppression de 18 000 emplois, dont 12 000 concernaient des anciens employés de Nokia. Un an plus tard, en juillet 2015, Microsoft annonçait les départs de 7 800 employés supplémentaires, principalement dans ses activités mobiles. Et à nouveau un an plus tard, en cette fin mai 2016, Microsoft annonce la suppression de 1 850 emplois dont 1 350 postes chez Microsoft Mobile Oy, sa filiale finlandaise héritée de Nokia.

Lorsqu’il avait racheté les activités mobiles de Nokia, le groupe avait absorbé environ 25 000 salariés du constructeur de téléphones. Il n’en reste aujourd’hui presque plus rien. Comptablement, Microsoft indique que l’énième opération de restructuration de ses activités mobiles lui coûtera environ 950 millions de dollars, dont environ 200 millions d’indemnités de départ, soit une moyenne (toujours trompeuse) de 108 000 dollars par tête.

Nokia est mort, vive Nokia ?

Le communiqué officiel est d’une froideur inhabituelle, avec aucun mot adressé aux employés concernés. « Nous concentrons nos efforts là où nous pouvons nous différencier — avec des entreprises qui valorisent la sécurité, la possibilité de gérer et notre capacité Continuum, et avec des consommateurs qui valorisent la même chose », écrit Satya Nadella, le PDG de Microsoft.«  Nous continuerons d’innover à travers les appareils et sur nos services de cloud à travers toutes les plateformes mobiles », ajoute-t-il.

L’annonce de la suppression des 1 850 emplois intervient quelques jours après l’officialisation d’un montage complexe qui permet à Foxconn de récupérer les activités de Nokia sur les téléphones d’entrée de gamme, et à une nouvelle entreprise finlandaise, HMD global, de relancer des smartphones et tablettes Nokia sous Android. Il est donc vraisemblable qu’une partie des employés de Microsoft Mobile Oy se retrouvent chez HMD dans les prochains jours ou les prochains mois.

De son côté, Microsoft pourrait abandonner progressivement la marque Lumia, et se concentrer sur un seul téléphone Surface Phone sous Windows 10. Mais la stratégie de la firme de Redmond reste encore illisible.

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