La saignée continue chez Microsoft, qui annonce le licenciement d'environ 6 % de ses effectifs, un an après s'être séparé de 14 % de ses employés. Une nouvelle fois, ce sont les activités mobiles de la firme, pourtant très stratégiques, qui sont principalement visées.

Un an seulement après avoir enclenché un plan de licenciements historique, qui a vu le départ de 14 % de ses effectifs, Microsoft a annoncé une deuxième vague qui touchera cette fois 7 800 personnes à travers le monde, soit un peu plus de 6 % de ses troupes.

Une nouvelle fois, les licenciements concerneront principalement les activités de téléphonie mobile de Microsoft, que l'entreprise semble délaisser faute d'avoir trouvé le succès escompté avec ses Lumia et le système Windows Phone, qui peine à trouver sa place entre un iOS haut de gamme et un Android qui couvre aussi bien les téléphones bas de gamme que haut de gamme.

Déjà l'an dernier, sur les 18 000 postes supprimés, 12 500 employés de l'entreprise Nokia rachetée par Microsoft en 2013 avaient été concernés. La firme de Redmond veut restructurer l'activité mobile, et s'attend à perdre environ 7,6 milliards de dollars liés à l'acquisition de Nokia, en plus d'une somme estimée entre 750 et 850 millions de dollars, de frais de restructuration.

Cette nouvelle vague de départs n'est sans doute pas la dernière puisque comme l'indique le New York Times, Satya Nadella a d'ores et déjà prévenu le mois dernier dans un e-mail qu'il faudrait sans doute "prendre des décisions difficiles dans des domaines où les choses ne fonctionnent pas, et résoudre les problèmes difficiles d'une manière qui apporte de la valeur aux consommateurs". Le nouveau patron de Microsoft a toutefois assuré que la société continuerait de proposer des téléphones sous sa propre marque.

L'annonce des licenciements intervient un mois après le départ de Stephen Elop, qui avait chapeauté l'acquisition de Nokia, et l'orientation stratégique des activités mobiles de la firme. Nokia, pour sa part, se prépare à re-lancer ses propres smartphones en 2016, en vendant sa marque et ses concepts à des fabricants.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés