Le marché des rencontres est saturé. Mais le marché de la gestion des relations durables s'est créé... et reste à prendre.

Les rencontres amoureuses sont un sujet dont les entreprises numériques ont su tirer profit. Les angles d’attaque pour cette thématique sont très nombreux : les rencontres au format classique (Meeting ou Attractive World), les versions extra-conjugales (Gleeden ou Ashley Madison) ou les nouvelles versions instantanées (Adopte Un Mec ou Tinder). La lutte est féroce car les concepts sont, au fond, tous similaires.

Même si des niches sont encore possibles à exploiter, comme la géolocation avec Happn, rien de radicalement nouveau est arrivé sur ce marché de la rencontre. En revanche, peu d’entreprises ont pris le parti de se focaliser sur la gestion de la relation amoureuse à la suite d’une rencontre survenue grâce à un service web. C’est ce que propose Happy Couple.

Le business de la relation amoureuse

La concurrence est faible sur ce secteur, avec des acteurs comme Avocado ou Between. Le service Happy Couple tient, lui, en une application mobile à télécharger par chacun des partenaires. Cette application contient des séries de quiz concoctés par une psychologue certifiée pour traiter des différents sujets critiques dans un couple. L’objectif est de gagner des points en devinant la réponse de sa moitié à des séries de questions. Au fond, rien de très éloigné d’une émission TV comme Les Z’Amours… mais les chiffres impressionnent.

Voici un petit récap’ depuis octobre 2015 :

  • 16 000 utilisateurs, dont 10 500 actifs tous les mois
  • 10 % de nouveaux utilisateurs toutes les semaines
  • 50 % des utilisateurs actifs jouent au moins 5 jours sur 7
  • 40 % des utilisateurs sont toujours actifs 3 mois après l’inscription
  • 2,5 millions de questions répondues
  • une application téléchargée dans 123 pays différents

Happy_couple_application

Happy couple, une équipe expérimentée

La qualité de l’exécution est critique quand une entreprise se lance dans un marché. Et l’équipe de Happy Couple ne semble pas être dépourvue de talents ! Julien Robert, co-fondateur, avait lancé Citizen Side, une plateforme d’information produite par les particuliers et dans laquelle l’AFP, entre autres, a investi. Arnaud Le Mérour est un habitué des sujets média, expertise fondamentale dans ce marché. À ces deux profils, il faut ajouter une psychologue américaine pour les contenus (Dr. Lonnie Barbach) et une ex-Googler pour l’expérience utilisateur (Erin Johnson). Reste maintenant la problématique de la monétisation à valider.

Les choix sont simples mais encore une fois c’est l’implémentation qui fera la différence sur le chiffre d’affaires de la société. Faire de l’achat intégré dans l’application ou revendre les données générées par les utilisateurs… un choix décisif pour une entreprise comme Happy Couple et pour tous les entrants sur ce nouveau marché. Car en se lançant dans la deuxième option, viennent après plusieurs choix cornéliens : doit-on utiliser les données pour inciter les utilisateurs à acheter un frigo chez Auchan ou Carrefour, ou utiliser les données pour les revendre à des instituts de sondage ? Ou, option intermédiaire qui est envisageable : louer sa base utilisateur pour que les marques puisse faire des études qualitatives / quantitatives avec une cible hyper qualifiée.

L’année 2016 nous donnera sûrement des éléments de réponse.

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