L'aéroport de Nice s'est associé à d'autres aéroports italiens pour lancer, très vite, des services de transport utilisant des e-VTOL (avions électriques à décollage vertical). Une première flotte de taxis pourrait voir le jour en 2024.

Qui a déjà pris l’avion sait combien il peut ensuite être très compliqué de rallier le centre-ville. Ainsi, prendre un taxi relève souvent de l’épreuve — entre la forte demande, le prix et les contraintes de trafic. Voilà pourquoi l’aéroport de Nice souhaite accélérer le développement de services liés aux e-VTOL (avions électriques à décollage vertical). Ces services nécessitent la mise en place d’infrastructures adaptées à ce moyen de locomotion propre, pensé pour éviter les congestions (et qui n’a pas besoin d’une piste de décollage classique pour s’envoler).

Dans un communiqué publié le 26 octobre 2021, l’aéroport de Nice annonce un partenariat avec d’autres aéroports, situés en Italie (Bologne, Rome et Venise). Le but est de se réunir derrière un immense projet, baptisé Urban Blue, qui permettra de bâtir et gérer des vertiports — des lieux pour permettre aux e-VTOL d’opérer. Le conglomérat disposerait déjà d’un «  portefeuille de projets de vertiports à fort potentiel de développement, déjà identifiés dans les zones géographiques spécifiques de référence  ». Nice vise 2024 pour les débuts opérationnels, soit la même année que Airbus à l’occasion des Jeux olympiques de Paris.

e-VTOL de Volocopter // Source : Volocopter

Nice vise 2024 pour ses premiers vertiports

Les e-VTOL représentent un enjeu d’importance : dans des villes toujours plus encombrées par du trafic au sol, déplacer une partie de la population dans les airs est une solution intéressante. Et là où un trajet routier entre un aéroport et le centre-ville peut prendre, par exemple, 45 minutes, un e-VTOL pourrait diviser le temps par trois. À noter que les acteurs derrière Urban Blue étaient déjà très impliqués dans ce segment, comme en témoigne un premier partenariat industriel engagé en 2020 avec Volocopter (qui conçoit des e-VTOL dédiés au transport de passagers et de marchandises). Urban Blue est d’ailleurs ouvert à d’autres « partenariats industriels, technologiques et financiers ». 

Il reste malgré tout à définir concrètement à quoi pourrait ressembler un service de e-VTOL accolé à un aéroport. On imagine qu’il devrait d’abord s’agir d’une expérience premium, réservée à celles et ceux qui pourront se permettre de payer plus cher pour gagner du temps.

L’aéroport de Nice ne manque pas de mettre en avant les conditions favorables au développement des e-VTOL dans sa région. Il y a la question du climat — plus chaud et, donc, plus favorable à des véhicules fonctionnant avec une batterie. Il y a aussi celle de la topologie, avec des environnements plats ou côtiers qui aideront les manœuvres. Car il ne faudrait pas mettre de côté les problématiques technologiques : pour décoller, un e-VTOL a besoin de beaucoup d’énergie, ce qui limite son utilisation en termes d’autonomie et de capacité d’accueil.

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