Segway a annoncé la mise en vente de son scooter-mobylette électrique, vendu moins de 2 000 dollars outre Atlantique. Avec de toutes petites performances.

Segway continue d’investir le marché des deux-roues électriques : après le Ninebot Scooter décliné en cinq versions différentes, c’est le Segway C80 qui commence à être mis en vente aux États-Unis et au Canada, comme l’a repéré Electrek le 29 septembre. Les engins seront livrés à partir du mois de novembre.

Le fabricant chinois avait déjà présenté très brièvement l’an dernier ce nouveau concept de « cyclomoteur électrique », qui s’appelait à l’époque le eMoped, un tout petit modèle de deux-roues électrique qui plafonnait à 25 km/h. Pour le marché américain, Segway a relevé la vitesse maximale à 32 km/h.

Celui qui s’appelle désormais le C80 est vendu à un prix de lancement très concurrentiel de 1 899 dollars — Segway a étrangement ouvert la possibilité de passer par une plateforme de financement participatif, Indiegogo, qui lui permet de suivre l’état des précommandes. La mobylette électrique devrait ensuite passer à 2 199 dollars. Sur son site officiel, elle est affichée à 2 099 dollars — oui, tous ces prix différents apportent une bonne dose de confusion dans ce lancement.

Considéré comme un « vélo électrique »

Avec une puissance moteur de seulement 750 W, il est évident que ce moped électrique n’est pas fait pour les grandes ballades — il vante en revanche une autonomie correcte de 85 km, ce qui n’est pas très étonnant vu sa faible vitesse de pointe.

Le Segway C80 // Source : Segway

Le Segway C80 ressemble à s’y méprendre à la gamme des petits Niu appelée UQi, avec un petit corps très resserré, peu de carrosserie et un gros phare rond à l’avant. La différence se situe dans sa taille — sur les vidéos, on observe bien combien le conducteur parait grand par rapport à l’engin — mais aussi dans les pédales qui ont été rajoutées des deux côtés du Segway C80, rappelant vraiment le côté mobylette du deux-roues.

Le véhicule a obtenu la classification de « vélo » outre Atlantique, ce qui lui permettra même de rouler sur les pistes cyclables, rapporte Electrek. Vu qu’il s’agit techniquement d’un vélo électrique, il n’y a pas besoin de permis pour le conduire dans la majorité des États américains concernés.

Malgré ses faibles performances, le C80 a été bardé d’options pour en faire un véritable « objet technologique » : on trouve un traqueur GPS en cas de vol, une application connectée, un régulateur de vitesse (pour une vitesse max de 30km/h, ça peut prêter à sourire)…

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