Tesla et Panasonic sont-ils dans une impasse concernant la production des batteries au sein de la Gigafactory ?

« Tesla et Panasonic continuent d’investir dans Gigafactory », explique un porte-parole de Tesla dans les colonnes de Reuters le 11 avril 2019. Cette déclaration vient répondre à un article de l’agence Nikkei publié le jour même, dans lequel on découvre que les deux partenaires auraient décidé de geler leurs investissements dans l’usine qui produit des batteries pour les voitures. 

Dans un autre article, Nikkei explique que Panasonic chercherait à réduire sa dépendance par rapport à Tesla, son principal client automobile pour les batteries (assemblées aux États-Unis pour réduire les coûts). De son côté, la firme d’Elon Musk estime qu’il est possible de produire plus de batteries au sein de Gigafactory avec les équipements actuels. Un désaccord entre les deux géants ?

L’écran large // Source : Nicolas Valeano pour Numerama

Gigafactory : l’étape d’après ?

« Panasonic a livré une production d’une capacité de 35 GWh au sein de la Gigafactory 1 à la fin du mois de mars 2019, en adéquation avec la demande en hausse », se défend Panasonic. Le constructeur ajoute : « En fonction de l’évolution de la demande, Panasonic étudiera d’autres investissements pour dépasser les 35 GWh, en collaboration avec Tesla. » Une capacité de 35 GWh permettrait d’équiper 500 000 voitures selon une source proche de Tesla. Elle pourrait passer à 54 GWh en 2020 (770 000 voitures). 

Le fait est que les derniers chiffres partagés par Tesla ont mis en lumière une baisse des livraisons — attribuée à la logistique des lancements en Chine et en Europe. Peut-être que Panasonic ne veut pas risquer un nouvel investissement massif si les volumes ne repartent pas à la hausse. Avec la commercialisation des Model 3 moins chères et l’ouverture aux marchés européen et chinois, Tesla est censé vendre plus. On pourrait dès lors comprendre la position plus attentiste du géant japonais, qui a déjà perdu de l’argent avec sa division dédiée aux batteries.

Quoi qu’il en soit, le problème de livraison de Tesla n’est pas, aujourd’hui, lié à un problème de production. La relation entre les deux entreprises est donc une affaire de confiance… en l’avenir.

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