Alors que les Pays-Bas ont franchi le pas du Tesla FSD le 10 avril 2026, l’Italie et la Suède temporisent. Dans l’attente d’une décision de l’Union européenne cet été, ces deux nations ont déjà manifesté leur refus d’une homologation anticipée.

Le débat sur la conduite autonome atteint un nouveau sommet d’intensité. Avec l’ouverture aux routes néerlandaises de son logiciel « Full Self-Driving » (FSD), Tesla a créé une onde de choc réglementaire sur tout le continent.

Si cette avancée marque une étape décisive pour le constructeur américain, elle met surtout en lumière les divergences stratégiques profondes entre les États membres, comme le souligne Electric Vehicles ce 16 avril 2026. Entre enthousiasme technologique et prudence administrative, l’Europe se cherche un cadre commun pour définir l’avenir de la mobilité.

Le choc du 10 avril 2026 : les Pays-Bas valident le FSD

L’agence néerlandaise RDW a mis fin à des années d’attente en accordant, le 10 avril 2026, une homologation de type européenne au système FSD de Tesla. S’appuyant sur la réglementation UN R-171 adoptée l’an dernier, les Pays-Bas sont devenus le premier laboratoire à ciel ouvert de cette technologie sur le Vieux Continent. Toutefois, cette avancée reste donc pour l’instant confinée aux frontières néerlandaises, créant une Europe de l’autonomie à deux vitesses.

Tesla teste sa conduite autonome « FSD » à Amsterdam // Source : Tesla via X
Tesla teste sa conduite autonome « FSD » à Amsterdam // Source : Tesla via X

L’initiative néerlandaise est ainsi perçue comme un véritable « cheval de Troie » au sein de la bureaucratie de l’Union européenne, où Tesla place les 26 autres États membres devant le fait accompli.

L’Italie préfère attendre la décision de l’UE

Malgré ce coup de semonce néerlandais, certains pays voisins se montrent toujours sceptiques. C’est le cas de l’Italie, où le ministère des Infrastructures et des Transports campe sur ses positions et refuse d’accorder des autorisations nationales isolées. Pour le gouvernement italien, l’objectif est d’attendre la décision coordonnée de la Commission européenne.

Selon un représentant du ministère cité par Electric Vehicles, « aucune décision n’a encore été prise au niveau européen, comme prévu au mois de mai, date à laquelle la Commission et les États membres procéderont à une analyse conjointe de la solution proposée. ».

La Suède inquiète sur la compatibilité du FSD

En Suède, l’Agence des transports (Transportstyrelsen) soulève un point bloquant d’ordre purement administratif qui inquiète des milliers de propriétaires. Cette dernière avertit que le déploiement du FSD pourrait être restreint aux nouveaux modèles uniquement.

La Tesla Model 3 Propulsion (2026) à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
La Suède prévient que même les Tesla « AI4 » pourraient ne pas recevoir le FSD en suivant le cadre de l’UE. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Cependant, le problème ne réside pas ici dans la capacité matérielle des voitures que l’on connaît déjà avec les différences de compatibilité entre HW3 ou AI4, mais dans le cadre réglementaire de l’homologation en cours par l’Union européenne. Selon Stockholm, le prochain cadre ne permettrait pas d’approuver rétroactivement des véhicules déjà en circulation pour de telles fonctionnalités autonomes.

Si cette interprétation stricte l’emporte, le parc Tesla existant pourrait légalement être exclu du FSD, même si les voitures sont techniquement prêtes à le recevoir comme aux Pays-Bas. De quoi potentiellement doucher tous les espoirs du constructeur américain et ceux des propriétaires qui auront payé une option dans le vent.

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