La barre de son compacte de Sonos passe à la deuxième génération. Principale nouveauté ? L'arrivée du Dolby Atmos, autrefois exclusive à la Arc.

Il y a un peu plus de trois ans, Sonos lançait la Beam — une barre de son à la proposition interessante en raison de son format compact. Lors de notre banc d’essai, nous avions été séduits par ses prestations, étonnantes au regard de ses mensurations. Depuis, l’entreprise spécialisée dans les produits sonores haut de gamme a lancé la Arc, un produit beaucoup plus volumineux et apportant une nouveauté de taille : le Dolby Atmos. Et, pour sa deuxième génération, la Beam s’offre à son tour le format audio le plus immersif du moment.

La Beam, c’est donc cette promesse de proposer le Dolby Atmos dans une petite barre, deux fois plus abordable que la Arc (499 contre 999 €). On retrouve sinon la philosophie à la Sonos, articulée autour d’un écosystème fermé, certes, mais évolutif.

En bref, la Sonos Beam a tout pour devenir un éventuel cadeau de Noël incontournable. Ce qui ne veut pas dire qu’un renouvellement de sa Beam première génération est une obligation.

Sonos Beam 2 // Source : Sonos

La Sonos Beam 2 est aussi compacte

On aurait pu croire que Sonos ne changerait pas son fusil d’épaule en ce qui concerne le design de la Beam 2. En réalité, on peut noter une petite différence au niveau des dimensions : la seconde génération a gagné 0,5 centimètre en hauteur. Cela ne peut paraître rien mais, en réalité, ces quelques millimètres d’épaisseur supplémentaires sont susceptibles de masquer le bas de votre télévision, en fonction de sa position par rapport au meuble. Un problème qui ne se posera pas si votre écran est accroché au mur.

Comparaison des dimensions entre la Beam et la Beam 2 :

Beam Beam 2
Hauteur 68,5 mm 69 mm
Largeur 651 mm 651 mm
Profondeur 100 mm 100 mm

On retrouve bien évidemment la qualité de fabrication à la Sonos, c’est-à-dire exemplaire. Disponible en blanc ou en noir, la Beam 2 est soigneusement emballée et saura se faire oublier une fois qu’on l’a installée. Tout l’inverse de la Arc.

Les haut-parleurs qui la composent sont nichés derrière une grille acoustique du plus bel effet, à la fois élégante et premium avec ses multiples trous. Le logo — un palindrome, pour rappel — est ton sur ton, ce qui appuie sa discrétion. Le capot, légèrement creusé, arbore des touches tactiles entourant le témoin lumineux (blanc).

Sonos Beam 2 // Source : Sonos

L’application magique

Comme les autres produits Sonos, la Beam 2 fait confiance à l’application maison. Disponible sur iOS et Android, elle s’avère indispensable pour lancer la configuration, qui s’effectue en quelques minutes, le temps de retrouver la Beam, de la connecter à son réseau Wi-Fi et de la mettre à jour. Depuis l’application, on accède à plusieurs fonctionnalités et divers paramètres. Les menus sont parfois un peu confus et l’application peut s’avérer capricieuse. Mais, dans l’ensemble, l’ergonomie pourtant sans télécommande dédiée est appréciable.

L’ergonomie pourtant sans télécommande dédiée est appréciable.

Pour profiter au mieux de la Beam 2, il est nécessaire de la relier à un port HDMI compatible eARC — pour enhanced Audio Return Channel. Pour faire, simple, Audio Return Channel signifie que votre téléviseur servira de passerelle entre la barre et votre appareil de lecture, lui-aussi branché sur le téléviseur (une box, une console de jeux vidéo). Cela permettra à la barre de prendre la main sur la restitution sonore. Le terme enhanced fait référence aux fonctionnalités les plus avancées, normalement réservées aux produits les plus récents.

Votre télévision n’est pas compatible eARC ? Pas de panique. La norme ARC suffira pour permettre à la barre d’assurer ses prestations. À ceci près que vous ne profiterez pas nécessairement des formats audio les plus avancés (exemple : le Dolby Atmos). Il existe des exceptions en fonction des références (un téléviseur ARC peut quand même faire transiter un flux Dolby Atmos). Si votre télévision n’a pas de port ARC (c’est qu’il est très vieux), Sonos fournit un adaptateur HDMI vers optique. Dans cette configuration, vous n’aurez accès qu’au strict minimum. Mais on imagine qu’acquérir une barre de son ne sera pas la priorité de celles et ceux qui disposent d’un téléviseur très vieux.

Sonos Beam 2 // Source : Sonos

L’écosystème fermé de Sonos

Les produits Sonos s’appuient sur un écosystème fermé, ce qui implique des forces et des faiblesses. La philosophie se rapproche de celle d’Apple : plus on accepte de s’inscrire pleinement dans l’environnement logiciel, mieux on en profite. Et, par ricochet, plus on ajoute de produits à son compte, plus on peut profiter de fonctionnalités poussées. Vous êtes en possession de deux Sonos One ? Vous pouvez les associez à la Beam pour constituer un vrai home cinéma (avec des canaux à l’arrière). Vous êtes adepte du multi-room ? L’application permet de lancer un morceau de musique sur toutes les enceintes connectées, en même temps ou non. Une fois qu’on a accepté les limites assumées par Sonos, tout devient plus simple. C’est encore plus vrai si on possède un appareil de lecture, puisque Sonos et AirPlay font bon ménage.

Quelles sont ses limites ? Sonos fait toujours l’impasse sur les formats audio DTS, ce qui vaut bien évidemment pour le DTS:X (le concurrent du Dolby Atmos). Il y a aussi l’unique port HDMI, qui simplifie tout quand on a toute une chaîne de produits compatibles, mais peut s’avérer problématique si le téléviseur a peu de ports HDMI disponibles (la Beam en condamnera un).

On déplorera aussi l’absence de Bluetooth, technologie réservée aux produits nomades aux yeux de Sonos (la Move et la Roam), et de Chromecast, qui faciliterait la vie des utilisateurs Android. Pour la lecture de musique, on rappelle que l’application permet de lancer un service — Apple Music, Spotify… — via internet. Quand on a l’abonnement qu’il faut bien sûr.

D’ailleurs, les propriétaires d’un smartphone Android ne peuvent toujours pas calibrer la Beam 2 — une spécificité qui est toujours l’apanage des iPhone.

Sonos Beam 2 // Source : Sonos

Une barre toujours aussi performante

Sonos avait rendu une copie plus qu’honorable avec sa Arc, la barre de son la plus ambitieuse imaginée par le constructeur. S’il peut paraître étonnant de le voir céder au macaron marketing pour la Beam, beaucoup plus limitée avec ses cinq haut-parleurs (contre onze pour la Arc), force est de reconnaître qu’elle s’en tire avec les honneurs. On commence par retrouver les avantages de la précédente génération, à commencer par une étonnante réserve de puissance — sans trop besoin de pousser le volume — et une assise suffisante dans les basses (heureusement, car le caisson de basse Sonos coûte très cher).

À ces deux critères positifs s’ajoute une belle précision : il y a beaucoup de détails dans ce que retranscrit la Beam et c’est une vraie plus-value par rapport à ce que peut proposer un simple téléviseur. On apprécie par ailleurs le mode qui permet d’accepter les voix, qui se détachent beaucoup mieux pour une meilleure appréciation des dialogues (ce qui aide dans les films d’action).

En ce qui concerne le Dolby Atmos, Sonos promet « un effet 3D qui vous fait percevoir les avions comme s’ils passaient au-dessus de votre tête, des bruits de pas aussi réalistes que s’ils traversaient véritablement la pièce, et une immersion sonore totale. » Rien que ça. On tempérera un peu la fougue de la multinationale, notamment sur les bruits d’avion. Certes, la Beam 2 parvient à prendre un peu de hauteur — mais pas de quoi lever la tête au plafond non plus.

Plus concrètement, ici, le Dolby Atmos vient renforcer davantage la précision des différents effets sonores sur le plan horizontal. Le gain immersif est réel, mais la Arc reste largement au-dessus au moment de faire ressentir cet effet bulle donnant cette impression d’être assiégé de toute part. En somme, les propriétaires d’une Beam 1 ne ressentiront pas le besoin immédiat de changer d’appareil.

En bref

Beam (2e génération)

Note indicative : 4/5

Faut-il troquer sa Beam contre la Beam 2 ? La réponse est non. Cette deuxième génération, esthétiquement très ressemblante, ne fait que se mettre à la page en (s’)offrant la compatibilité avec le Dolby Atmos. Néanmoins, son format compact ne lui permet pas de bien retranscrire les effets en hauteur. Au mieux, l’Atmos permet de gagner un peu en précision, pour plus de détails quand on regarde un film ou une série.

On retrouve dès lors toujours les forces du produit — puissance étonnante, musicalité bienvenue, écosystème Sonos, finitions premium — et ses limites — un seul port HDMI, pistes DTS boudées, absence de Bluetooth. Pour moins de 500 €, le rapport qualité/prix est indéniable. Mais pour aller plus loin dans l’immersion, il faudra se tourner vers la Arc, qui coûte le double.

Top

  • Design élégant et compact
  • Puissance étonnante pour ce format
  • Rendu sonore riche

Bof

  • Chiche sur les effets de hauteur
  • Pas de Bluetooth, ni de Chromecast Audio
  • Pas de DTS

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