La compétition RoboCup, qui devait se tenir en 2020 puis en 2021, est repoussée à 2023. L'épidémie de coronavirus est passée par là.

Il faut se faire une raison : la pandémie de coronavirus ne disparaîtra pas d’un coup en 2021, même si la vaccination va prendre de l’ampleur au cours des prochains mois. De fait un certain nombre d’évènements, d’ampleur ou de taille plus modeste, ne pourront sans doute pas se tenir cette année. C’est ainsi que les Jeux olympiques d’été, prévus au départ en 2020, puis repoussés à 2021, pourraient être encore reportés — voire annulés.

Pour la coupe du monde de football entre robots, la messe est dite. Rendez-vous en 2023. Les organisateurs ont annoncé la reprogrammation de l’évènement dans deux ans, alors qu’il était prévu au départ en 2020 en France, puis 2021 en raison de la pandémie de coronavirus. Selon toute vraisemblance, l’épidémie sera quasiment disparue à cette date, selon les plus récentes projections.

Le site s’est mis à jour avec la nouvelle date pour la compétition.

« L’université de Bordeaux, au nom du comité local d’organisation, et la RoboCup Fédération ont pris la décision de reprogrammer la RoboCup en 2023 à Bordeaux.En effet, le rassemblement de 3 500 compétiteurs internationaux et de 40 000 visiteurs attendus est impossible eu égard à la crise sanitaire internationale que nous traversons », fait savoir le communiqué publié ce mardi 26 janvier.

Il est en effet à prévoir que des restrictions importantes soient maintenues tout au long de l’année, que ce soit dans les déplacements à l’international — les participants proviennent de près de 50 pays où la situation sanitaire est très variable. Même avec les gestes barrières, la contrainte et le risque sont trop élevés : il serait catastrophique que la RoboCup devienne un super-cluster, vu le brassage d’un tel évènement.

Rendez-vous à Bordeaux en 2023

Compétition de robots sur le thème du football née en 1996, la RoboCup comporte cinq ligues, dont une est réservée à la simulation logicielle. Toutes les autres sont l’occasion d’organiser des face-à-face selon le gabarit des machines. Et la compétition a du succès, avec un nombre croissant de robots engagés, de pays participants et de visiteurs (en 2018, ils n’étaient « que » 5 000).

À très long terme, peut-être vers 2050, le but ultime de la RoboCup est d’organiser des matchs entre des robots et des humains — avec, pour les roboticiens et les programmeurs, le désir de surclasser l’équipe faite de chair et de sang. Quand on voit qu’en 2020, certains engins ont une telle aisance et un tel équilibre, au point de pouvoir danser, cette échéance dans trois décennies paraît plausible.

Goooaaaal ! // Source : RoboCup2013

Cela étant, les robots engagés dans ces compétitions de football — qui se tiennent chaque année, et la deuxième fois en France, après une édition en 1998 — ne sont toutefois pas à ce point avancés, au point de pouvoir courir ou de faire des mouvements très complexes — du moins, du point de vue d’un humain, car ce qui est déjà accompli est déjà remarquable.

Le choix de Bordeaux comme ville hôte est dû à l’engagement important de la région lors de la phase de sélection : la délégation était soutenue par une vingtaine de scientifiques, des institutionnels et des industriels, mais aussi par la région Nouvelle-Aquitaine, fédération française de robotique, Bordeaux Métropole, l’université de Bordeaux, le cluster Aquitaine Robotics, Bordeaux INP et le rectorat de Bordeaux.

Par ailleurs, il s’avère que Bordeaux abrite une entreprise qui s’est distinguée à quelques reprises lors la RoboCup. La société Rhoban a en effet mis sur pied une équipe qui a fini en quarts de finale en 2014 puis est devenue championne du monde à quatre reprises, en 2016, 2017, 2018 et 2019 dans la catégorie des « humanoïdes enfants » — ici, ce sont des robots à forme humaine de petite taille qui s’affrontent.

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