La publication de l'application StopCovid devait avoir lieu à 12h le 2 juin 2020. L'application est en retard, ce qui occasionne un plan de communication légèrement absurde.

L’application StopCovid devait sortir à midi le 2 juin 2020, pour accompagner le déconfinement. D’après nos constatations et celles de plusieurs internautes sur les réseaux sociaux, l’application n’est toujours pas disponible à 12h40. Entre temps, de nombreux médias, institutions et femmes et hommes politiques avaient planifié leur communication sur le sujet, inondant l’espace médiatique avec l’annonce de la sortie de l’app.

Sur Twitter, des médias comme WeDemain ou la députée Christine Cloarec-Le Nabour avaient visiblement fait une planification automatique de leurs interventions. Le Journal des femmes avait même anticipé la sortie, avec un dossier publié à 10h30 et lié directement depuis la page d’accueil du site. En clair, tout devait être prêt pour l’heure dite.

Ce couac, qui est loin d’être le premier pour l’application, a entraîné une vague de téléchargement en France sur iOS pour… l’application catalane du même nom. À 12h45, elle était top 2 des téléchargements sur l’App Store d’Apple sur iPhone en France. Des centaines de Françaises et de Français ont donc téléchargé la mauvaise application.  D’après nos constations, un phénomène similaire ne s’est pas produit sur Android, où le top des applications gratuites est très classique. Au journaliste de RTL Benjamin Hue, le cabinet de Cédric O minimise ce retard et évoque un « petit contretemps ».

L’application StopCovid catalane est Top 2 du classement des téléchargements de l’App Store ce 2 juin 2020 // Source : capture d’écran Numerama

C’est un problème de plus pour StopCovid qui cherche à gagner la confiance des citoyens et n’a fait, jusqu’à présent, que cristalliser les critiques : les questions liées à son utilité réelle, sa pertinence en pratique, son bon fonctionnement en l’absence d’utilisation des outils proposés par Apple et Google, sa compatibilité avec les apps des autres pays européens ou encore, le principe même de son usage dans ce cas de figure sont autant de problèmes individuels qui n’ont pas trouvé de réponse aujourd’hui.

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