Pour participer à l'effort dans la lutte contre la pandémie de coronavirus, plusieurs multinationales se lancent dans la production de respirateurs artificiels. Dans le lot, on retrouve des entreprises comme Tesla, Dyson ou encore Ford.

« La Gigafactory de New York va rouvrir pour la production de respirateurs artificiels, dès que ce sera humainement possible. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les citoyens de New York », a annoncé Elon Musk dans un tweet publié le 25 mars. Deux jours auparavant, Ford officialisait une initiative du même genre, en partenariat avec 3M. Aujourd’hui, la BBC rapporte que le gouvernement anglais a commandé 10 000 respirateurs artificiels à Dyson, connu pour ses aspirateurs. 

Dès le 20 mars, General Motors mettait en lumière sa collaboration avec Ventec Life Systems pour, là-aussi, aider à la production en masse de respirateurs artificiels. Il s’agit d’un effort collectif de la part de plusieurs multinationales, capables de mettre leur capacité de production à disposition pour aider le monde à combattre la pandémie de coronavirus.

Un respirateur dans une ambulance allemande // Source : Wikimedia/Ernstl

L’effort collectif des multinationales face à la pandémie de coronavirus

Les respirateurs artificiels sont essentiels pour combattre la maladie Covid-19, susceptible de provoquer de gros problèmes respiratoires en s’attaquant aux poumons. C’est pourquoi les pays les plus touchés anticipent un fort besoin de ce matériel médical. Par exemple, le National Health Service — système de la santé publique au Royaume-Uni — estime qu’il lui en faudrait 30 000 pour être prêt face à l’éventuel afflux massif de personnes contaminées dans un état grave. À l’heure actuelle, il n’en aurait que 8 000, d’où cette mobilisation particulièrement appréciée des entreprises en mesure d’aider. Il faut dire que leurs usines, fermées ou désorganisées pour freiner la propagation, peuvent servir — qui plus est dans le cadre d’une production massive doublée d’une logistique urgente.

On notera que l’approche des entreprises est parfois différente. Certaines veulent mettre leur capacité de production à disposition (exemple : General Motors) quand d’autres préfèrent créer un produit de toute pièce. C’est par exemple le cas de Dyson, qui aurait déjà un prototype fonctionnel, conçu de A à Z par ses ingénieurs et testé sur des humains. Avant d’annoncer la réouverture de son usine, fermée à la demande du gouvernement, Tesla avait déjà fait parvenir 1 000 respirateurs artificiels aux hôpitaux de Californie, en provenance de la Chine. Par ailleurs, on a vu d’autres entreprises aider à la fabrication de gel hydroalcoolique — à l’instar de SpaceX.

Tesla, Ford, General Motors… Il s’agit en majorité d’acteurs américains du marché automobile. Quid de leurs homologues français ? Numerama a interrogé Renault et Peugeot sur ce sujet. Dans des communiqués publiés ces derniers jours, Renault a indiqué avoir stoppé les activités de ses usines. Joint par téléphone, le constructeur nous a expliqué avoir mis en place des initiatives en fonction des filiales et de ce qu’il est possible de faire en période de confinement. Les mesures s’articulent notamment autour de dons et de prêts de véhicules auprès du personnel médical. En Espagne, il y a aussi la création de pièces pouvant servir à la conception de matériels médicaux, à partir d’imprimantes 3D. Cette aide pourrait être étendue à d’autres pays, y compris en France, sachant que l’adaptation des lignes de production pour des respirateurs n’est pas envisagée.

De son côté, le groupe PSA, dont nous attendons encore la réponse, a fermé ses sites européens depuis plusieurs jours.

Crédit photo de la une : CDC

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