Depuis le 1er mars 2020, la première configuration d'un smartphone équipé d'Android inclut un nouvel écran pour choisir son moteur de recherche par défaut. Outre Google, trois alternatives sont proposées.

C’est une brèche dans la citadelle Android. Depuis le 1er mars, Google est soumis à de nouvelles obligations en matière de concurrence en matière de recherche en ligne, qui se traduisent par la mise en avant de trois moteurs de recherche alternatifs, en plus du sien. Concrètement, si vous avez acquis un nouveau smartphone, vous verrez trois choix lors de la première configuration du terminal.

Les quatre choix qui s’affichent dorénavant aux mobinautes sont Google, Qwant, DuckDuckGo et Info.com. Si les trois premiers n’ont guère besoin d’être présentés, du fait de la bonne visibilité médiatique dont ils jouissent en France, , ce n’est pas le cas du dernier. Il s’agit d’une entreprise américaine qui agrège des résultats venant d’autres moteurs de recherche — c’est ce qu’on appelle un méta-moteur.

Les places obtenues par DuckDuckGo Qwant et Info.com ne leur sont pas attribuées ad vitam æternam. Elles seront de nouveau mises aux enchères d’ici le 30 juin. Bien entendu, les trois sociétés pourront postuler une nouvelle fois pour tenter de conserver leur place, sauf si un challenger décide de renchérir — on pense en particulier à Microsoft et à son moteur de recherche maison, Bing.

Google doit faire une place à des concurrents dorénavant. // Source : Motorola

Les particuliers changeront-ils de moteur ?

Le choix des trois moteurs de recherche alternatifs en plus de Google est proposé pour 31 pays européens. DuckDuckGo et Info.com ont réussi à se positionner sur chacun d’entre eux, là où Qwant n’a enchéri sur pour 9 pays, dont la Belgique et le Luxembourg. Parmi les autres moteurs de recherche qui ont décroché des places figurent Yandex (16 pays), PrivacyWall (14), GMX (3), Seznam (2), Bing (1) et Givero (1).

Google précise que la présentation des moteurs de recherche, y compris le sien, se fait de manière aléatoire pour chaque smartphone. En clair, la firme de Mountain View ne sera pas systématiquement le premier choix visible par le mobinaute, mais elle pourra être reléguée à une place moins enviable. Il reste à savoir si les mobinautes iront vers des solutions moins familières, car la marque Google reste, et de très loin, la plus puissante et la plus connue.

Le mécanisme imaginé par Google (il ne s’agit pas d’une enchère pour avoir une place, mais plutôt de déterminer la somme qu’une société est prête à payer à Google par individu l’ayant choisi comme moteur par défaut) découle d’une amende de 4,34 milliards d’euros de la Commission européenne pour abus de position dominante. Si Google a fait appel, il a toutefois annoncé des mesures pour corriger le tir.

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