Le régulateur des télécoms lance une consultation sur un projet de décision visant à affiner la qualité des cartes de couverture, afin qu'elles décrivent plus précisément encore l'accès à la téléphonie mobile, aux SMS, à la 3G et à la 4G.

Vous avez le sentiment que les cartes indiquant le niveau de couverture mobile ne sont pas suffisamment précises, voire qu’elles ne reflètent pas du tout de ce que vous vivez au quotidien ? Bonne nouvelle : les critères pour les élaborer vont être durcis au cours de l’année, pour s’approcher davantage du réel. C’est ce qu’annonce l’autorité de régulation des télécoms, le 29 janvier.

Des seuils rehaussés pour la couverture mobile

Concrètement, il s’agit de relever le taux de fiabilité des cartes Mon Réseau Mobile, pour le faire passer de 95 à 98 %. Ce taux correspond au taux de succès d’un test donné effectué dans une zone qu’un opérateur prétend couvrir. Le régulateur des télécoms vérifie en effet chaque année, dans le cadre de vastes campagnes de mesures sur le terrain (plus de 1,5 million pour 2019), si ce qui est déclaré est exact.

Ce nouveau seuil, qui doit entrer en vigueur au troisième trimestre 2020, concerne toutes les zones d’au moins 1 000 kilomètres carrés. Mais afin d’apporter une information encore plus exacte, le régulateur entend élaborer un autre taux de fiabilité, cette fois à l’échelon local, pour toute surface d’au moins 50 kilomètres carrés. À ce niveau, le taux de fiabilité qui est attendu devra être d’au moins 95 %.

À gauche, une surface de 1 000 km carrés. À droite, une zone ne mesurant plus que 50 km carrés. Dans la première, il est attendu un taux de fiabilité d’au moins 98 %. Dans la seconde, 95 % ou plus. Ces tracés sont à des fins d’illustration.

Cette distinction vise à échapper à l’effet de moyenne : si un lieu mal desservi par les opérateurs se situe dans le même coin qu’un endroit bien mieux couvert, le premier peut profiter de son taux, selon les étendues qui sont considérées. D’où l’idée de découper des cellules plus petites. Une aire de 50 kilomètres carrés représente à peu près ce que peut couvrir un site mobile dans de bonnes conditions.

Ces exigences renforcées concerneront à la fois les appels téléphoniques que l’envoi de SMS et de MMS (2G), ainsi que l’accès à Internet en 3G et 4G. Ce sont les différents services en téléphonie mobile que l’autorité de régulation évalue durant ses campagnes annuelles (en ville et à la campagne, à l’intérieur ou non des bâtiments, dans les transports ou non). La 5G n’est pas incluse, n’étant pas encore déployée.

Dernier axe de la stratégie du régulateur, l’obligation pour les opérateurs de publier des cartes combinant 2G et 3G, en plus des cartes uniquement 2G publiées aujourd’hui, de façon à être, là encore, « au plus proche des usages actuels des réseaux mobiles ». Mais avant de lancer quoi que ce soit, une phase de consultation est ouverte pour recueillir les retours sur son projet de décision. Elle durera jusqu’au 6 mars.

Partager sur les réseaux sociaux