Qualcomm a levé le voile sur la deuxième génération de son capteur d'empreintes digitales fonctionnant à ultrason. Il est tellement plus large qu'il peut lire deux doigts en même temps.

Le capteur d’empreintes digitales n’est pas près de disparaître des téléphones (hors Apple). À l’occasion de son Snapdragon Tech Summit organisé le 3 décembre, Qualcomm a dévoilé ses nouvelles puces mobiles — les 765 et 865 — mais aussi la deuxième génération de son capteur 3D Sonic, placé sous l’écran, fonctionnant à ultrason et introduit sur le Samsung Galaxy S10.

Le 3D Sonic Max, c’est son nom, se distingue par sa taille : il est 17 fois plus grand que son prédécesseur (20 x 30 mm, contre 4 x 9), ce qui lui permet de mieux lire l’empreinte et, plus important encore, d’en lire deux en même temps. Cela ouvre la voie à des déverrouillages encore plus sécurisés, notamment pour les données les plus sensibles (exemple : les authentifications bancaires).

Capteur 3D Sonic Max // Source : Qualcomm

Qualcomm continue de plébisciter le capteur sous l’écran

Il est intéressant de constater que Qualcomm continue de croire à la technologie à ultrason (qui lit l’empreinte en la modélisant en 3D grâce à des vagues de sons), alors qu’elle a essuyé quelques ratés au lancement du Galaxy S10 (pendant notre test, le déverrouillage fonctionnait 1 fois sur 3). Si elle est connue pour sa lenteur face aux solutions optiques (qui lisent l’empreinte en la modélisant en 2D comme une simple photo), elle est pensée pour être plus sécurisée. C’est sans doute pour cette raison que Qualcomm tient à la faire évoluer face à la reconnaissance faciale 3D présente sur les derniers iPhone (Face ID) et les Pixel 4.

Ce 3D Sonic Max sera-t-il plus rapide ? Pas nécessairement à en croire les propos d’Alex Katouzian, vice-président de la division mobile de Qualcomm, rapportés par Cnet. Il estime que cela devrait être « un petit peu plus rapide » mais que cela « dépendra de la position du doigt ». En bref, il ne faut pas s’attendre à une amélioration sur ce point. En revanche, la surface plus grande est une excellente nouvelle : on ne sera vraisemblablement plus obligé de placer son doigt à un endroit très précis. On aura l’occasion de le vérifier l’année prochaine, au moment où les premiers smartphones s’en équiperont. On pense en premier lieu au Galaxy S11

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