Jusqu'au 9 octobre 2018, vous pouvez donner votre avis (en anglais) sur le projet de modification des règles anti-discrimination de Twitter.

Twitter demande l’avis de ses utilisateurs concernant sa nouvelle politique de lutte contre les discriminations, a annoncé le réseau social le 25 septembre 2018 dans un billet de blog. La multinationale travaille depuis trois mois sur l’inclusion de la notion de déshumanisation dans ses règles d’utilisation. La déshumanisation est définie comme « un langage traite les autres comme moins qu’humains.  » Cela correspond à « refuser des qualités humaines à d’autres », en les comparant par exemple à des animaux, ou «  réduire un groupe à leurs appareils génitaux », précise le communiqué.

Pour être sûres que cette nouvelle politique soit adaptée aux personnes concernées, les équipes de Twitter ont lancé un questionnaire de consultation, disponible sur le blog de l’entreprise, avec une dizaine de questions en anglais. « De 1 à 5, comment noteriez-vous la clarté de la politique de déshumanisation proposée ? » demande par exemple la plateforme. Cette consultation durera jusqu’au 9 octobre 2018.

Quelques questions sur la politique contre la déshumanisation // Source : Twitter

À noter que n’importe qui peut remplir ce formulaire : la case « nom d’utilisateur » est optionnelle, et Twitter ne demande pas d’email de vérification. Reste à espérer que des personnes malveillantes ne s’emparent pas de l’occasion pour ruiner cette initiative.

Demander les retours des utilisateurs

Twitter a pour habitude de rechercher les retours de ses utilisateurs, en particulier sur le réseau social lui-même. Par exemple, Sara Haider, cheffe de produit, tweete régulièrement les dernières innovations sur lesquelles son équipe travaille, afin de tâter le terrain auprès des internautes.

Cette fois-ci, la demande de feedbacks ne concerne pas une modification du produit : il s’agit d’une interrogation plus profonde qui pourra changer les règles de la communauté de Twitter. Le réseau social, malgré de nombreux efforts pour protéger ses utilisateurs et contrôler la prolifération de faux comptes, est toutefois encore largement dépassé par le cyberharcèlement qui fait rage sur sa plateforme.

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