La crypto-monnaie la plus populaire a beau avoir perdu énormément de valeur ces derniers mois et rester sous la barre symbolique de 20 000 euros, sa difficulté vient d’augmenter à un niveau record.

Le bitcoin n’a jamais été aussi dur à miner. Depuis le 23 octobre 2022, la difficulté du bitcoin a été recalculée, et elle vient d’atteindre un nouveau record : elle est désormais de 36,835 trillions de hash. C’est loin d’être anecdotique : cela signifie que pour miner un bitcoin, les ordinateurs doivent avoir un hashrate extrêmement haut pour pouvoir répondre aux équations nécessaires à la production de crypto-monnaie.

La difficulté du bitcoin et le hashrate sont des indices très importants à prendre en compte dans l’industrie de la crypto-monnaie. Le fait que la difficulté ait atteint un nouveau record est une très bonne nouvelle pour tout le milieu, car cela montre que les mineurs sont toujours bien présents. Alors que le bitcoin est à un niveau très bas et qu’il risque encore de redescendre, c’est même un soulagement pour toute une partie de l’industrie.

La difficulté du bitcoin n'a jamais été aussi élevée // Source : Canva
La difficulté du bitcoin n’a jamais été aussi élevée. // Source : Canva

Pourquoi la difficulté du bitcoin est une donnée importante

Afin de mieux comprendre l’importance de la nouvelle, il est nécessaire de rappeler que le niveau de difficulté du bitcoin change. Ce dernier est mis à jour tous les 2 016 blocs, soit à peu près toutes les deux semaines. À ce moment-là, les équations sont adaptées à la puissance de calcul du réseau : plus il y a d’ordinateurs qui travaillent, plus la puissance (ou hashrate) est élevée, plus la difficulté doit être augmentée.

Un nouveau bloc sur la blockchain du bitcoin ne peut être créé que toutes les dix minutes, d’après les règles de la crypto-monnaie. Afin de pouvoir respecter cette règle, la difficulté des équations doit s’adapter à la puissance disponible sur le réseau : plus il y a de mineurs, plus les équations doivent être dures. À l’inverse, moins il y a en a, plus la difficulté doit être revue à la baisse. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé en juin 2021 lorsque la Chine a interdit le minage, alors que le pays représentait une grande partie du hashrate mondial : la difficulté du minage a baissé.

On observe ainsi depuis le début de l’histoire du bitcoin que la difficulté de ce dernier a progressivement augmenté. Selon les données du site BTC.com, la difficulté du bitcoin était de 1 hash à son lancement en 2009. En 2013, elle avait déjà atteint 4 367 876 hash, et en janvier 2019, elle était de 1 trillion de hash.

La difficulté du bitcoin a augmenté au fil des années // Source : BTC.com
La difficulté du bitcoin a augmenté au fil des années. // Source : BTC.com

Le fait que la difficulté du bitcoin augmente est donc une bonne nouvelle : elle montre qu’il y a encore plus de mineurs sur le réseau du bitcoin qu’auparavant. Et, plus il y a de mineurs, plus cela veut dire que la blockchain du bitcoin est sécurisée.

Cela montre surtout que l’industrie du minage attire encore, une information qui peut paraitre étonnante. Le prix du bitcoin est en baisse depuis près d’un an : après avoir atteint son record, à plus de 64 000 dollars, il se vend maintenant pour moins de 20 000 dollars — un niveau qu’il n’avait plus connu depuis 2020.

Cette chute impressionnante du prix du bitcoin en a dégouté plus d’un : le nombre d’arnaques a également radicalement chuté. Il semblerait que cela ne soit pas le cas pour les mineurs.