Free Mobile souhaite ajouter trois ans de plus à son accord d’itinérance avec Orange, jusqu’à fin 2025. C’est aussi à cette date que la 2G chez Orange doit prendre fin.

L’extinction de l’itinérance entre Orange et Free Mobile ne surviendra pas à la fin de l’année 2022. En tout cas pas si l’avenant prolongeant le partenariat entre les deux opérateurs est validé. Le régulateur français des télécommunications (Arcep) vient de faire savoir le 7 septembre 2022 que les deux groupes sont justement disposés à rallonger leur deal de trois ans supplémentaires.

La décision de l’autorité de régulation ne sera connue qu’ultérieurement, une fois l’examen de l’avenant achevé et obtenu les commentaires des autres acteurs du marché des télécoms. C’est-à-dire essentiellement les concurrents d’Orange et SFR, à savoir Bouygues Telecom et SFR, qui ont régulièrement manifesté leur opposition à des extensions de cette itinérance.

Une alliance pour aider Free Mobile à se lancer

À l’origine de ce rapprochement figure l’autorisation accordée à un quatrième opérateur mobile — Free Mobile — d’entrer sur le marché français. Nous sommes alors au tournant de la décennie 2010. Mais dans la configuration d’alors, Free Mobile allait arriver sur un marché sans réseau, face à trois acteurs déjà en place. Son succès, dans ces conditions, était impossible.

Pour que son offre commerciale soit viable d’entrée de jeu, il a fallu mettre en place, et en amont de son lancement officiel, une « béquille » qui doit être temporaire. Il s’agissait de confier à un autre opérateur le soin de porter les signaux mobiles de Free, le temps qu’il construise son propre réseau. Cela devait durer plusieurs années et prendre fin quand Free serait prêt à voler de ses propres ailes.

Il est à noter que seules les communications circulant en 2G et 3G sont prises en charge par cet accord d’itinérance. Free Mobile se débrouille tout seul pour bâtir son réseau 4G. Idem pour la 5G. Aujourd’hui, le réseau 4G est celui qui est le plus utilisé par la population, sauf dans quelques zones moins bien desservies. En 2030, il est attendu que la 5G domine le mobile.

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Une antenne-relais. // Source : Saurabh Mishra

Une itinérance et de la 2G de moins en moins nécessaires

Aujourd’hui, Free Mobile dispose d’un réseau étendu, qui compte plus de 22 000 antennes en 3G (mais quasiment aucune en 2G, avec 373 sites recensés, selon les données de l’Agence nationale des fréquences en date du 1er septembre). Sur la 3G, il fait à peu près jeu égal avec Bouygues et SFR, qui sont autour de 24 000. Orange est à 28 000.

En termes de couverture de la population et du territoire, Free Mobile est aussi au niveau de ses concurrents, selon la carte du régulateur des télécoms. Il dépasse les 99 % en 2G sur le taux de population et fournit une couverture du territoire à 92 % avec une qualité basique ou supérieure. Ces chiffres sont identiques pour la 3G et les rivaux présentent des résultats proches.

On savait depuis cet été le souhait de Free Mobile de maintenir son alliance avec l’opérateur historique pour quelques années de plus, mais les détails manquaient. On connait désormais la nouvelle échéance souhaitée, mais aussi le débit maximal qui sera autorisé pour les clients de Free Mobile passant par le réseau d’Orange. Ce sera le même qu’aujourd’hui, à 384 kbit/s.

Au-delà de 2025, il ne devrait plus y avoir du temps d’itinérance, en tout cas pour la 2G. Et pour cause : Orange prévoit d’éteindre cette génération à cette date. Quant à la 3G, on parle d’une extinction en 2028. Selon le régulateur, « la part du trafic de Free Mobile acheminée en itinérance est en constante baisse et ne représente plus que 1 % du trafic total de ses clients. »

Source : Numerama

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