La Nasa travaille sur un projet de mini robots mobiles baptisé CADRE. Les petits engins, de la taille d'une boite à chaussures, ont été mis à l'épreuve dans une installation imitant les conditions à la surface lunaire.

Les efforts de la Nasa pour retourner sur la Lune ne sont pas uniquement concentrés sur l’exploration humaine. L’agence spatiale travaille notamment sur un projet baptisé CADRE (« Cooperative Autonomous Distributed Robotic Explorers »), dont l’objectif est de créer un groupe de robots mobiles, faisant chacun la taille d’une boite à chaussures, capables d’arpenter en autonomie la surface de la Lune, de Mars, voire d’autres astres.

L’agence spatiale vient récemment de mettre à l’épreuve ces petits engins dans son centre spatial Glenn Research Center : on peut voir les robots en mouvement dans une vidéo publiée le 4 novembre 2021. Les engins ont été testés dans une installation baptisée SLOPE (« Simulated Lunar Operations lab »), qui permet d’imiter les opérations qui pourraient avoir lieu à la surface de la Lune ou d’une planète. Les rovers ont dû traverser un sol semblable au régolithe lunaire, pour tester leurs performances et voir comment les améliorer.

Des robots mobiles de la taille d’une boite à chaussures. // Source : Capture d’écran YouTube NASA Glenn Research Center

Des mini rovers libres de se déplacer indépendamment

Quel serait l’intérêt d’avoir plusieurs de ces petits robots explorant la Lune, plutôt qu’un seul plus imposant (à l’image de Curiosity ou Perseverance, les deux gros rovers martiens) ? « Avec chaque mini rover libre de se déplacer indépendamment, ils peuvent ensemble effectuer des mesures distribuées qui seraient presque impossibles à réaliser pour un seul rover », explique le JPL dans sa publication accompagnant la vidéo.

La Nasa a souhaité tester la capacité de traction des petits appareils dans différentes conditions, ainsi que la manière dont les roues pouvaient gravir des pentes ou passer des obstacles comme de gros rochers. Il fallait aussi vérifier le comportement du robot si ses roues se mettaient à patiner : si cela se produit, le risque est que l’appareil ne parvienne plus à déterminer précisément sa position. En d’autres termes, le mini rover pourrait estimer qu’il s’est déplacé plus loin que ce qu’il n’a réellement fait.

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